Déclaration des revenus 2025
Près de 11 millions de foyers fiscaux répondant à certains critères n’ont aucune démarche à effectuer. On parle alors de déclaration « automatique ». Vous êtes concernés si les informations mentionnées par l’administration fiscale mises à votre disposition sur « Votre espace particulier » du site impots.gouv.fr ou par courrier sont exactes. En ligne, cliquez sur le bouton « Vérifier les données de ma déclaration ». Si une fois contrôlées, vous estimez que les données préremplies sont conformes, vous n'avez rien à faire : votre déclaration sera automatiquement validée ! En revanche, en cas d’erreur et/ou d’omission, transmettez une déclaration rectificative en veillant bien à respecter les dates limites de dépôt.
La déclaration en ligne des revenus reste obligatoire en 2025 pour tous les autres contribuables bénéficiant d’un accès à internet, quel que soit leur niveau de revenus. Seules peuvent continuer à remplir une déclaration papier les personnes dont le logement n’est pas relié à internet ou est situé dans une zone non couverte par un service mobile, ou les personnes qui ne s’estiment pas capables de déclarer en ligne (personnes âgées, personnes dépendantes ou handicapées…).
Calcul de l’impôt sur le revenu 2025
En 2026, le barème progressif de l’impôt sur le revenu change. Les limites des tranches, quant à elles, sont indexées en fonction du taux de l’inflation et majorées de 0,9 %.
Paiement de l’impôt
Les personnes dont les salaires, retraites, allocations de chômage... ont diminué fortement au cours de l’année, ne bénéficient pas d’un droit à l’étalement de leur délai de paiement. En revanche, si elles en font la demande, justificatifs à l’appui, des délais supplémentaires de paiement peuvent leur être accordés au cas par cas par l’administration fiscale.
Il est encore possible de payer, en espèces ou par carte bancaire, vos impôts d’un montant inférieur à 300 € auprès d'un buraliste ou partenaire agréé ou par chèque auprès de votre centre des finances publiques. En revanche, si le montant dû excède 300 €, le règlement doit s’effectuer soit par prélèvement automatique soit paiement par internet. A défaut, vous vous exposez à une majoration de 0,2 %, calculée sur les sommes versées selon un autre mode de paiement, avec un minimum fixé à 15 €.
Contribution exceptionnelle sur les hauts revenus
La contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR), créée en 2025, est reconduite jusqu'à ce que le déficit public passe sous la barre des 3 % du PIB. Elle instaure une imposition minimale de 20 % sur les plus hauts revenus des contribuables fiscalement domiciliés en France. C’est-à-dire pour les contribuables dont le revenu fiscal de référence dépasse 250 000 € pour une personne seule et le double pour un couple. Le texte prévoit une décote pour atténuer les effets de seuil. En pratique, cette nouvelle contribution s’applique à partir des revenus 2025, à déclarer au printemps 2026. A noter : Un acompte de 95 % a déjà dû être estimé et réglé entre le 1er et le 15 décembre 2025. Attention ! Une pénalité de 20 % est prévue en cas d’erreur de calcul de plus de 20 % ou de retard.
Fiscalité des revenus du travail
- Les rémunérations versées au titre des heures supplémentaires et des heures complémentaires pour les salariés à temps partiel sont exonérées d’impôt sur le revenu jusqu’à hauteur de 7 500 € par an et par salarié en 2025 et en 2026.
- La prime de « partage de la valeur » ou PPV, pour les versements effectués en 2025 et en 2026, aux salariés d’entreprises de moins de 50 salariés, est exonérée d’impôt sur le revenu, de CSG et de CRDS dans la limite d’un plafond de 3 000 € par bénéficiaire et par année. Ce plafond est porté à 6 000 € si un accord d’intéressement ou de participation a été mis en place. A noter : ces exonérations sont réservées aux salariés dont les revenus mensuels des 12 derniers mois ne dépassent pas trois fois la valeur annuelle du Smic. Pour les salariés dont la rémunération est supérieure à trois Smic annuel ou faisant partie d'une entreprise de plus de 50 salariés l’exonération d’impôt sur le revenu est maintenue sur la fraction de la prime de partage de la valeur versée sur un plan d’épargne (PEE ou PERECO), dans la limite du plafond de 6 000 €. A noter : Les primes de partage de la valeur versées à partir du 1er janvier 2027 ne bénéficieront plus de l’exonération d’impôt sur le revenu, quelle que soit la taille de l’entreprise ou la rémunération du salarié.
- Les salariés qui peuvent convertir en argent tout ou partie de leurs journées ou demi-journées de repos acquis du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2025 en application d’un accord de RTT ou d’aménagement du temps de travail, bénéficient d’une exonération de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu dans la limite de 7 500 €.
Fiscalité des pourboires
Depuis le 1er janvier 2022 et jusqu’au 31 décembre 2028 (la mesure a été prolongée de deux ans), les pourboires versés aux salariés (en espèces ou par carte bancaire) en contact avec la clientèle et dont la rémunération n’excède pas 1,6 Smic sont exonérés de cotisations, de contributions sociales et d’impôt sur le revenu.
Fiscalité de la médaille du travail
Jusqu’à présent, les gratifications versées à l’occasion de la médaille d’honneur du travail étaient exonérées d’impôt sur le revenu, dans la limite d’un mois de salaire. Ce n’est plus le cas. La loi de finances pour 2026 met fin à cet avantage. A compter du 21 février 2026, ces primes (à déclarer en 2027) sont en principe imposables dès le premier euro, au même titre qu’un treizième mois ou une prime exceptionnelle. Elles doivent donc être intégrées aux revenus déclarés. La mesure concerne également les gratifications liées à la Légion d’honneur et à la médaille militaire qui perdent également leur exonération.
Fiscalité des dons
Les dons effectués au profit d’associations ou fondations d’intérêt général ouvrent droit à une réduction d’impôt de 66 % des sommes versées, retenues dans la limite de 20 % du revenu imposable. L’excédent éventuel est reportable sur les cinq années suivantes.
Dons ouvrant droit à une réduction majorée de 75 %
Un taux de réduction majoré de 75 % s’applique à certains dons, dans la limite de 1 000 € par an, plafond porté à 2 000 € pour les dons effectués à compter du 14 octobre 2025. Au-delà, la fraction excédentaire ouvre droit à la réduction de 66 %.
Sont concernés les dons aux organismes :
- d’aide aux personnes en difficulté (repas, soins, logement) ;
- accompagnant les victimes de violences domestiques ou contribuant à leur relogement (depuis le 15 février 2025).
Nouveauté 2026
À titre exceptionnel, les dons effectués entre le 1er janvier et le 31 décembre 2026, en vue de la restauration du château de Chambord, ouvrent droit à une réduction d'impôt de 75 %, dans la limite de 1 000 €.
Fiscalité de la souscription au capital des PME
Vous pouvez soutenir l’économie réelle tout en réduisant votre impôt, soit en investissant directement au capital d’une PME, soit en passant par des fonds spécialisés.
En investissant en direct dans une PME non cotée (dispositif IR-PME), vous bénéficiez d’une réduction d’impôt de 18 % des sommes versées en 2025 et 2026, dans la limite de 50 000 € pour une personne seule et 100 000 € pour un couple. Si vous dépassez ces plafonds, l’excédent peut être reporté et ouvre droit au même avantage sur les quatre années suivantes.
Si vous investissez dans de jeunes entreprises innovantes (JEI), vous bénéficiez d’un taux de réduction d’impôt majorée entre 30 % et 50 % pour tout investissement effectué entre le 1er janvier 2024 et le 31 décembre 2028 dans une PME qualifiée de « jeune entreprise innovante » (JEI, JEII ou JEIR).
- Taux de 30 % pour toute souscription au capital d’une jeune entreprise innovante (JEI), dans la limite de 75 000 € pour une personne célibataire, veuve ou divorcée et de 150 000 € pour un couple de personnes mariées ou pacsées soumises à une imposition commune.
- Taux de 40 % pour toute souscription, effectuée entre le 21 février 2026 et le 31 décembre 2028, au capital d’une jeune entreprise innovante à impact (JEII), dans la limite de 50 000 € pour une personne seule et de 100 000 € pour un couple.
- Taux de 50 % pour toute souscription au capital d’une jeune entreprise innovante de recherche (JEIR), dans la limite de 50 000 € pour une personne célibataire, veuve ou divorcée et de 100 000 € pour un couple de personnes mariées ou pacsées soumises à une imposition commune.
Vous pouvez également investir via des fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) ou des fonds d’investissement de proximité (FIP), sous réserve de conserver vos parts pendant au moins cinq ans. Les versements sont alors pris en compte dans la limite de 12 000 € (24 000 € pour un couple), portée à 75 000 € (150 000 € pour un couple) pour les FCPI investis dans des jeunes entreprises innovantes (JEI).
Depuis le 21 février 2026, les règles évoluent sensiblement. Les FCPI « classiques » ne permettent plus de bénéficier de la réduction d’impôt. L’avantage fiscal est désormais recentré sur les FCPI qui financent des jeunes entreprises innovantes (JEI). Comme en 2025, leur souscription ouvre droit à une réduction d’impôt au taux de 30 %.
Parallèlement, des taux majorés existent également pour certains investissements ciblés. Les souscriptions au capital de FIP Corse ou outre-mer ouvrent droit à une réduction de 30 %. Par ailleurs, un taux majoré de 25 % s’applique également aux souscriptions réalisées au capital d’une entreprise solidaire d’utilité sociale (ESUS) et pour l’acquisition de parts d’une société foncière solidaire (SFS). À noter Pour l’investissement dans des sociétés agréées ESUS, le taux de 25 % s’applique aux versements effectués jusqu’au 30 septembre 2026. Son maintien au-delà est conditionné à la validation du dispositif par la Commission européenne.
Enfin, il faut garder à l’esprit que ces avantages fiscaux restent, dans la plupart des cas, soumis au plafonnement global des niches fiscales de 10 000 € par an. Une exception notable : les souscriptions de parts de FCPI investis en JEI échappent à ce plafond.
À venir
Les souscriptions de parts de FCPI investis en JEII devraient prochainement ouvrir droit à une réduction d’impôt de 30 %, sous réserve de l’accord de la Commission européenne, dont la décision est attendue dans le courant 2026.
Fiscalité des revenus mobiliers
Les dividendes et intérêts perçus, depuis le 1er janvier 2026, à déclarer en 2027, sont soumis par défaut au prélèvement forfaitaire unique (PFU) au taux global de 31,4 %, contre 30 % auparavant. Cette hausse s’explique par l’augmentation de 1,4 point de la CSG, qui porte le taux des prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 %.
La mesure concerne notamment les :
- intérêts générés par les livrets bancaires, obligations, comptes-titres ordinaires (CTO), compte à terme, PEA, épargne salariale (PEE, PERECO…)… ;
- dividendes d’actions (CTO) ;
- plus-values de cession de valeurs mobilières (actions, obligations, parts sociales, fonds, PER…) ;
- gains sur crypto-actifs.
- revenus issus de la location meublée non professionnelle (LMNP).
- à certaines rentes viagères à titre onéreux, article 82 par exemple.
Certains revenus échappent à la hausse.
C’est le cas des :
- produits des contrats d’assurances vie et les bons de capitalisation ;
- intérêts et primes des plans d’épargne logement (PEL) et des comptes d'épargne logement (CEL) (sous certaines conditions) ;
- intérêts et rentes des plans d’épargne populaire (PEP) ;
- revenus fonciers (location nue, SCPI…)
- plus-values immobilières.
Par ailleurs, les intérêts des livret A, livret Jeune, livret d’épargne populaire (LEP) et livret de développement durable et solidaire (LDDS) restent exonérés de prélèvements sociaux et d’impôt sur le revenu.
Bon à savoir
Les contribuables peuvent opter, lors de la déclaration, pour une imposition au barème progressif de l'impôt sur le revenu, à la place du PFU de 31,4 %. Jusqu’à présent, une fois exercée, cette option était irrévocable. Il était impossible de revenir au PFU. La loi de finances pour 2026 a changé la donne : il est désormais possible d’y renoncer a posteriori, si elle se révèle finalement moins favorable. Cette souplesse s’applique à l’impôt dû au titre des revenus 2026 (à déclarer en 2027) et des années suivantes.
PER : ce qui change en 2026
La loi de finances pour 2026 a modifié deux règles importantes.
- Report du plafond non utilisé : 5 ans au lieu de 3 ans. Les versements sur un PER sont déductibles du revenu global dans la limite d’un plafond annuel : en 2026, jusqu’à 38 448 € pour les salariés et 88 911 € pour les travailleurs non-salariés. À compter de l’imposition des revenus 2026, si ce plafond n’est pas utilisé en totalité, le solde peut désormais être reporté sur les 5 années suivantes (contre 3 ans auparavant). À savoir : cette extension ne concerne pas les plafonds antérieurs à 2026, qui restent uniquement reportables sur 3 ans.
- Fin de l’avantage fiscal après 70 ans. Depuis le 1er janvier 2026, les versements effectués sur un PER à partir du 70e anniversaire de son titulaire ne sont plus déductibles du revenu imposable.
Fiscalité des revenus des locations immobilières
Les revenus perçus, en 2025, pour la location ou la sous-location, en meublé, d’une ou de plusieurs pièces de votre résidence principale sont exonérés d’impôt si vous avez pratiqué un loyer annuel par m2, charges non comprises, inférieur à 213 € en Ile-de-France et 157 € en régions. Pour 2026, ces plafonds sont respectivement de 215 € et 159 €.
Autre condition à respecter : la location doit constituer la résidence principale de son occupant ou la résidence temporaire d’un salarié saisonnier.
A noter : L’exonération dont bénéficie le loueur qui propose de façon habituelle une ou plusieurs pièces de son habitation principale comme chambre d’hôtes, lorsque ses gains n’excèdent pas 760 € par an s’applique jusqu'au 31 décembre 2026.
La réforme des locations meublées, entrée en vigueur le 1er janvier 2025, alourdit la fiscalité applicable dès la déclaration 2026.
- Le plafond des loyers à respecter pour bénéficier du régime du micro-BIC a été abaissé. Il est passé de 77 700 € à 15 000 € par an pour les meublés non classés et de 188 700 € à 77 700 € par an pour les meublés classés ou les chambres d’hôtes.
- L’abattement forfaitaire pour charge a été ramené de 50 % à 30 % pour les meublés non classés et de 71 % à 50 % pour les meublés classés ou les chambres d’hôtes.
Nouveautés 2026
- Un statut fiscal de bailleur privé est créé, nommé dispositif Jeanbrun [A1] ou « Relance logement » : Les particuliers qui acquièrent entre le 21 février 2026 et le 31 décembre 2028 un logement destiné à la location nue à titre de résidence principale peuvent, sous certaines conditions (engagement de location de 9 ans minimum, plafonds de loyers et de revenus à respecter…), déduire de leurs revenus fonciers un amortissement calculé sur 80 % du prix d'acquisition. Concrètement, cela représente entre 3 % et 5,5 % de déduction par an selon le niveau de loyer pratiqué, dans la limite d’un plafond annuel de 8 000 à 12 000 € par foyer fiscal.
- La fiscalité évolue pour les loueurs en meublé non professionnels (LMNP) : Les prélèvements sociaux passent de 17,2 % à 18,6 %, applicable aux loyers perçus depuis le 1er janvier 2025 (à déclarer en 2026). A noter : la location nue, elle, reste soumise au taux de 17,2 %.
- La fiscalité des logements vacants est renforcée : la taxe sur les logements vacants (TLV) et la taxe d'habitation sur les logements vacants (THLV) sont fusionnées en un dispositif unique, avec la possibilité pour les communes d'augmenter significativement les taux.
Déficit foncier sur les passoires thermiques reconduit pour deux années supplémentaires
Afin d’inciter les propriétaires bailleurs à réaliser des travaux de rénovation thermique dans leur logement, la limite annuelle d’imputation des déficits fonciers sur le revenu global fixé à 10 700 € et temporairement doublé (à 21 400 €) en cas de réalisation de travaux permettant au logement de passer d’une classe énergétique E, F ou G à A, B, C ou D au plus tard le 31 décembre 2027.
Fiscalité des plus-values mobilières
Jusqu’à présent fixé à 30 %, le taux du prélèvement forfaitaire unique (PFU) aussi appelé « flat tax » est porté à 31,4 %. Attention ! Pour les plus-values de cession de titres, cette mesure s’applique déjà aux gains réalisés en 2025.
Fiscalité des plus-values immobilières
Afin d’inciter les propriétaires à mettre en vente un terrain à bâtir ou un logement dont ils n’ont pas l’utilité, situé en zone tendue (zones A bis, A et B 1), un abattement temporaire exceptionnel de 60 % (jusqu’à 85 % sous conditions) est instauré sur les plus-values immobilières. La promesse de vente doit être signée entre le 1er janvier 2024 et le 31 décembre 2025.
Une exonération totale d’impôt sur le revenu s’applique aux plus-values immobilières réalisée lors de la cession d'un droit de surélévation, à condition que l’acquéreur s'engage à réaliser et à achever exclusivement des locaux destinés à l'habitation dans un délai de 4 ans à compter de la date d'acquisition du droit de surélévation. Ce dispositif temporaire, qui devait prendre fin le 31 décembre 2024, a été prorogé jusqu'au 31 décembre 2026.
Depuis le 15 février 2025, les plus-values réalisées par les loueurs en meublé non professionnels (LMNP) sont majorées des amortissements pratiqués. Ces derniers, qui permettent de réduire l'imposition sur les revenus locatifs, doivent désormais être réintégrés dans le calcul de la plus-value lors de la cession du bien, à l’exception notable de biens situés dans certaines structures accueillants des publics jeunes, âgés et/ou handicapés (résidences étudiants, résidences services pour personnes âgées ou handicapées…).
La plus-value de cession d’un bien loué en meublé non professionnel se calcule selon la formule suivante :
Prix de cession – (prix d’acquisition – amortissements déduits)
Ne sont toutefois pas inclus dans la minoration du prix d’acquisition, les amortissements constitutifs de dépenses de construction, de reconstruction, d'agrandissement, d'amélioration ou de démolition prises en compte pour la détermination de l’impôt sur le revenu.
Crédits d’impôt et réductions d’impôt
- La réduction d’impôt « Denormandie » ouverte, depuis le 1er janvier 2019, aux acquisitions de logements anciens à réhabiliter (les travaux d’amélioration, notamment de la performance énergétique, doivent représenter au moins 25 % du coût total de l’opération) est applicable jusqu’au 31 décembre 2027.
- Le crédit d’impôt, égal à 25 % des dépenses engagées pour l’adaptation du logement à l'âge ou au handicap, attribué sous conditions de ressources jusqu’au 31 décembre 2025 est supprimé à compter du 1er janvier 2026. A noter : Les personnes aux revenus modestes et très modestes peuvent, sous certaines conditions, bénéficier de l’aide baptisée MaPrimeAdapt'.
- Le crédit d’impôt de 50 % des salaires et cotisations, pour l’emploi d’un salarié à domicile, est versé instantanément aux contribuables qui règlent leur salarié via le chèque emploi service universel (Cesu) et activent Cesu+. Idem pour la garde d'enfants de plus de 6 ans, que les parents passent par une entreprise prestataire ou embauchent un salarié à domicile. En revanche, la mise en œuvre du dispositif pour la garde d'enfants de moins de 6 ans est reportée à 2027.
- Le crédit d’impôt en faveur des bornes de recharge pour véhicule électrique représente 75 % du montant des dépenses engagées, entre le 1er janvier 2021 et le 31 décembre 2025, dans la limite de 500 € (frais de pose inclus) pour un système de recharge « pilotable ». Ce dispositif a été supprimé en 2026.
- Le crédit d’impôt pour les dépenses de diagnostics et travaux de protection contre les risques technologiques est applicable jusqu’au 31 décembre 2026.
- Le crédit d’impôt pour investissements forestiers est applicable jusqu’au 31 décembre 2027.
- La réduction d’impôt ouverte par le dispositif Malraux s’applique aux seules dépenses de restauration immobilière de sites patrimoniaux remarquables, depuis le 1er janvier 2025.
- La réduction d’impôt pour souscription au capital d'une Sofica (société de financement de l’industrie du cinéma) est applicable jusqu’au 31 décembre 2026.
- La réduction d’impôt attachée au dispositif « Girardin » qui s’applique lorsque vous réalisez des travaux de réhabilitation et de confortation contre le risque sismique et le risque cyclonique de logements anciens en outre-mer reste en vigueur jusqu’au 31 décembre 2029.
- Le dispositif « Loc'Avantages », qui permet aux bailleurs de bénéficier d’une réduction d’impôt pouvant atteindre 65 % des revenus bruts du logement, est prorogé de trois ans, jusqu’au 31 décembre 2027. Y sont éligibles les baux à loyer abordables conclus sous réserve de respecter un certain nombre de conditions (plafonds de revenus et de loyers…). Et ayant fait l’objet entre le 1er avril 2022 et le 31 décembre 2027, d’une demande de convention avec l’Agence nationale de l’habitat (Anah).
Nouveautés 2026
Les dons familiaux de sommes d'argent consentis du 15 février 2025 au 31 décembre 2026 sont exonérés de droit de mutation à titre gratuit dans la double limite de 100 000 € par un même donateur à un même donataire (celui qui reçoit le don) et de 300 000 € par donataire, sous certaines conditions. Les dons doivent notamment être :
- versés à un enfant, un petit-enfant, un arrière-petit-enfant ou, à défaut, à un neveu ou à une nièce.
- Et destinés à financer : l'acquisition d'un immeuble acquis neuf ou en l'état futur d'achèvement à usage de résidence principale pour le donataire ou son locataire ; ou des travaux et des dépenses éligibles « MaPrimeRénov' », réalisés sur le logement dont le donataire est propriétaire et qu'il affecte à son habitation principale
Avertissement : Les informations fournies par LCL proviennent de sources dignes de foi mais ne sauraient entraîner sa responsabilité en cas d'inexactitude.
