Exonération d’impôt des salaires étudiants

Les salaires versés en 2021 à des étudiants sont exonérés d’impôt sur le revenu dans la limite annuelle de 3 fois le montant mensuel brut du Smic soit 4 664 €, que les étudiants soient imposés personnellement ou rattachés au foyer fiscal de leurs parents.

Seule condition : avoir moins de 26 ans au 1er janvier 2021 (donc être né à partir du 1er  janvier 1995).

Pour bénéficier de cette exonération, si vous remplissez une déclaration papier, que vous souscriviez un imprimé séparé ou que vous soyez rattaché au foyer fiscal de vos parents, il vous suffit de ne pas déclarer les salaires perçus lorsqu’ils sont totalement exonérés ou de ne déclarer que la fraction qui dépasse cette limite ou, sur une déclaration préremplie, de soustraire la somme de 4 664 € du montant indiqué par le service des impôts.

L’exonération est cumulable avec celle des indemnités de stage et avec la réduction d’impôt pour frais de scolarité.

Pour en savoir plus sur la déclaration de revenus des jeunes, consultez notre article sur la première déclaration de revenus.

Exonération d’impôt des indemnités de stage

Les indemnités de stage versées aux étudiants sont exonérées dans la limite du montant annuel brut du SMIC, soit 18 655 €, et ce, que le stagiaire soit ou non rattaché au foyer fiscal de ses parents.

Cette exonération au titre des stages peut se cumuler avec celle prévue au titre d’un emploi salarié, par exemple lorsqu’un jeune âgé de 25 ans au plus au 1er janvier 2021 a effectué un stage au cours de sa scolarité puis occupe un emploi salarié au cours de la même année.

Exonération d’impôt des aides et primes Covid

Sont exonérées d’impôt sur le revenu, sur les sociétés et de toutes cotisations sociales, les aides Covid octroyées par le fonds de solidarité aux travailleurs indépendants (commerçants, artisans, professions libérales, avocats et conjoints collaborateurs).

Bon à savoir

Dans le contexte de crise sanitaire, l’Etat a mis en place deux mesures en faveur des propriétaires bailleurs ayant renoncés à percevoir des loyers de leur locataire professionnel.

- Les abandons de loyers accordés entre le 15 avril 2020 et le 31 décembre 2021 pour aider les entreprises locataires en difficulté ne sont pas imposables pour les bailleurs relevant des revenus fonciers et des BNC. Et ils sont intégralement déductibles pour ceux imposés sous le régime des BIC.

- Un crédit d’impôt égal à 50 % du montant du loyer non perçu en 2021, sous certaines conditions : entreprise de moins de 250 salariés ayant fait l’objet d’une interdiction d’accueil du public ou exerçant une activité dans l’un des 67 secteurs particulièrement impacté par la crise (restauration, cinéma, voyage…). Ce montant est retenu dans la limite des deux tiers du montant du loyer prévu au bail, pour les entreprises locataires entre 250 et 4 999 salariés.

Autres exonérations d’impôt

Sont notamment exonérés d’impôt : 

  • la prime d’activité ;
  • l’indemnité inflation ;
  • les indemnités journalières de maladie de longue durée (ALD) ;
  • certaines rémunérations pour une activité à l’étranger et les suppléments de revenus des personnes installées temporairement en France ;
  • les heures supplémentaires dans la limite de 5 000 € par an.
  • la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, aussi appelée « prime Macron », est exonérée d’impôt dans la limite de 1 000 € en 2021, à condition que vos revenus mensuels des 12 derniers mois ne dépassent pas trois fois le montant mensuel du Smic brut, soit en 2021 ne pas excéder 4 663,74 € par mois. Ce montant plafond est porté à 2 000 € dans les entreprises de plus de 50 salariés ayant mis en place un accord d’intéressement, ou si elle a conclu un accord de valorisation des métiers des travailleurs de la deuxième ligne (métiers du commerce, des transports, des services…), ou s’engage à négocier un tel accord, au plus tard à la date de versement de la prime. A noter : ces dernières conditions pour bénéficier de l’exonération de 2 000 ne s’appliquent pas aux entreprises de moins de 50 salariés, aux associations, aux fondations ni aux organismes d’utilité publiques ;
  • l’épargne salariale sous certaines conditions ;
  • les contributions de l’employeur aux titres-restaurants dans la limite de 5,55 € par titre et aux frais de transport du domicile au lieu de travail (contributions aux frais de transport en commun des salariés ou d'abonnement à des services publics de location de vélos dans la limite de 50% des abonnements ou de 200 € pour le carburant) ;
  • les contributions aux frais de transport en commun des salariés ou d'abonnement à des services publics de location de vélos dans la limite de 50 % des abonnements ou de 200 € pour le carburant ou l’alimentation d’un véhicule électrique ;
  • le forfait mobilités durables (vélo, covoiturage, autopartage avec des véhicules électriques, hybrides rechargeables ou hydrogènes…), dans la limite de 600 € par salarié et par an. A savoir : il s’agit d’un dispositif facultatif mis en place par accord d’entreprise, inter-entreprises ou par accord de branche.
  • les remboursements de frais de déplacement et de représentation (sauf option pour les frais réels) ;
  • la rémunération d’un apprenti dans la limite annuelle de 18 473 ;
  • les prestations versées par les organismes d’assurance ou de prévoyance (cotisations non déductibles du revenu imposable pour les salariés) ;
  • les cadeaux, les chèques-cadeaux ou les bons d’achat offerts par l’entreprise à l’occasion d’une naissance, d’un mariage, de Noël, de la rentrée scolaire… dont la valeur ne dépasse pas 250 € par événement en 2021.

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