Exonération d’impôt des salaires étudiants

Les salaires versés en 2020 à des étudiants sont exonérés d’impôt sur le revenu dans la limite annuelle de 3 fois le montant mensuel brut du Smic soit 4 618 €, que les étudiants soient imposés personnellement ou rattachés au foyer fiscal de leurs parents.

Seule condition : avoir moins de 26 ans au 1er janvier 2020 (donc être né à partir du 1er  janvier 1994).

Pour bénéficier de cette exonération, si vous remplissez une déclaration papier, que vous souscriviez un imprimé séparé ou que vous soyez rattaché au foyer fiscal de vos parents, il vous suffit de ne pas déclarer les salaires perçus lorsqu’ils sont totalement exonérés ou de ne déclarer que la fraction qui dépasse cette limite ou, sur une déclaration préremplie, de soustraire la somme de 4 618 € du montant indiqué par le service des impôts.

En revanche, nouveauté 2021, si vous remplissez une déclaration en ligne, les revenus des apprentis, des stagiaires et des étudiants doivent être déclarés dans leur totalité, sans soustraire les exonérations, celles-ci étant calculées par l’administration fiscale. Attention ! Pour bénéficier de la déduction automatique, pensez à cocher la case correspondant à votre situation : « Apprenti/Stagiaire » et/ou « Etudiant ».

Pour en savoir plus sur la déclaration de revenus des jeunes, consultez notre article sur la première déclaration de revenus.

Exonération d’impôt des indemnités de stage

Les indemnités de stage versées aux étudiants sont exonérées dans la limite du montant annuel brut du SMIC, soit 18 473 €, et ce, que le stagiaire soit ou non rattaché au foyer fiscal de ses parents.

Cette exonération au titre des stages peut se cumuler avec celle prévue au titre d’un emploi salarié, par exemple lorsqu’un jeune âgé de 25 ans au plus au 1er janvier 2020 a effectué un stage au cours de sa scolarité puis occupe un emploi salarié au cours de la même année.

Exonération d’impôt des aides et primes Covid

Sont exonérés d’impôt sur le revenu et de toutes cotisations sociales, dans la limite de 1 500 €, la prime exceptionnelle versée en 2020 par l’Etat et d’autres établissement publics à leurs agents mobilisés dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire ainsi que celle attribuée aux salariés des établissements privé de santé ou du secteur social et médico-social entre le 1er juin et le 31 décembre 2020.

Par ailleurs, est exonérée d’impôt sur le revenu, sur les sociétés et de toutes cotisations sociales, l’aide Covid d’un montant maximum de 1 500 accordée par les caisses de retraite complémentaires à certains travailleurs indépendants (commerçants, artisans, professions libérales, avocats et conjoints collaborateurs). Bénéficient du même régime d’exonération les aides Covid octroyées par le fonds de solidarité.

Bon à savoir

Dans le contexte de crise sanitaire, l’Etat a ouvert la possibilité aux travailleurs non salariés, jusqu’au 31 décembre 2020, de débloquer jusqu’à 8 000 € de leur contrat d’épargne retraite Madelin, Madelin agricole ou plan d’épargne retraite individuel. Ces retraits bénéficient d’une exonération d’impôt sur le revenu jusqu’à hauteur de 2 000 €.

Autres exonérations d’impôt

Sont notamment exonérés d’impôt : 

  • la prime d’activité ;
  • les indemnités journalières d’accident du travail ou de maladie professionnelle (exonérées à hauteur de 50 % de leur montant) ;
  • les indemnités journalières de maladie de longue durée (ALD) ;
  • certaines rémunérations pour une activité à l’étranger et les suppléments de revenus des personnes installées temporairement en France ;
  • les heures supplémentaires dans la limite de 5 000 € par an. A noter : les heures supplémentaires ou complémentaires effectuées entre le 16 mars 2020 et le 10 juillet 2020 bénéficient d’une exonération d’impôt sur le revenu majoré jusqu’à 7 500 € si le plafond de 5 000 € est dépassé ;
  • la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, aussi appelée « prime Macron », est exonérée d’impôt dans la limite de 1 000 € en 2020, à condition que vos revenus des 12 derniers mois ne dépassent pas trois fois le montant annuel du Smic brut. Ce montant plafond est porté à 2 000 € dans les entreprises ayant mis en place un accord d’intéressement, au plus tard à la date de versement de la prime ;
  • l’épargne salariale sous certaines conditions ;
  • les contributions de l’employeur aux titres-restaurants dans la limite de 5,55 € par titre et aux frais de transport du domicile au lieu de travail (contributions aux frais de transport en commun des salariés ou d'abonnement à des services publics de location de vélos dans la limite de 50% des abonnements ou de 200 € pour le carburant) ;
  • les remboursements de frais de déplacement et de représentation (sauf option pour les frais réels) ;
  • la rémunération d’un apprenti dans la limite annuelle de 18 473 ;
  • les prestations versées par les organismes d’assurance ou de prévoyance (cotisations non déductibles du revenu imposable pour les salariés) ;
  • les cadeaux, les chèques-cadeaux ou les bons d’achat offerts par l’entreprise à l’occasion d’une naissance, d’un mariage, de Noël, de la rentrée scolaire… dont la valeur ne dépasse pas 171 € par événement en 2020.

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