Fiscalité des dividendes et intérêts
Les détenteurs de fonds investis en actions perçoivent des dividendes au sein du fonds. Comme pour les actionnaires en direct, les propriétaires de parts de FCP actions ou d’actions de SICAV actions dites de distribution doivent déclarer ces dividendes sur leur déclaration d’impôt.
Les dividendes sont soumis à l’impôt sur le revenu au prélèvement forfaitaire unique (PFU) ou, sur option globale, au barème progressif, avec déduction de l’acompte d’impôt sur le revenu prélevé à la source lors du versement des dividendes.
Par ailleurs, des prélèvements sociaux à hauteur de 17,2 % sont prélevés à la source (18,6 % depuis le 1er janvier 2026). Pour en savoir plus, voir notre fiche La fiscalité des dividendes sur un compte titres ordinaire.
Les porteurs de FCP ou SICAV investis partiellement ou totalement en obligations perçoivent des intérêts, souvent appelés coupons. Ils doivent également être intégrés dans les revenus à déclarer. A savoir : Les coupons correspondent également aux dividendes lorsqu’ils se rapportent à des actions. Pour en savoir plus, voir notre fiche La fiscalité des revenus d’obligations
Déclaration des OPC diversifiés
Si vous détenez des OPC diversifiés (actions, obligations, monétaire), vous recevez un récapitulatif chaque fin d’année des coupons perçus.
Déclarer les revenus des OPC en 2026
Suivez les indications données par votre établissement financier.
Les revenus 2025 des OPC (SICAV, FCP) de distribution sont mentionnés sur votre déclaration de revenus n° 2042, rubrique « Revenus des valeurs et capitaux mobiliers », case 2DC pour les OPC actions, case 2TR pour les OPC obligataires, case 2BH (revenus ayant déjà subi les prélèvements sociaux avec CSG déductible) et case 2CG (revenus ayant déjà subi les prélèvements sociaux sans CSG déductible).
Suivez les indications données par votre établissement financier.
Fiscalité des plus-values ou moins-values après un rachat de parts ou d’actions
Les plus-values réalisées lors de la sortie d’un OPC (rachat de parts ou d’actions) sont imposables comme les plus-values boursières.
Pour en savoir plus, voir notre fiche sur la fiscalité des plus-values boursières.
Défiscaliser avec les FCPI
Les fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) sont des fonds communs de placement à risque ayant l’obligation d’investir au moins 70 % de leur actif dans des PME non cotées sur un marché réglementé, considérées comme « innovantes », soit parce qu’elles ont reçu la qualification « entreprise innovante » délivrée par Bpifrance (un organisme public d’aide aux PME, notamment dans la réalisation de leurs projets innovants), soit parce qu’elles réalisent un certain niveau de dépenses de recherche.
Les versements effectués en 2025 pour la souscription de parts de FCPI donnent droit à une réduction d’impôt sur le revenu : elle est égale à 25 % des sommes versées (après imputation des frais de souscription et droits d’entrée) pour les souscriptions réalisées du 28 septembre au 31 décembre 2025, contre 18 % entre le 1er janvier et le 27 septembre 2025. Ce taux est porté à 30 % pour la souscription de parts de FCPI investis dans des jeunes entreprises innovantes (JEI).
Les versements sont retenus dans la limite annuelle de 12 000 € pour une personne seule (célibataire, veuf(ve) ou divorcé(e)) et de 24 000 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune. Le plafond est porté 75 000 € pour une personne seule (150 000 € pour un couple) pour les FCPI investis dans des jeunes entreprises innovantes (JEI). Par ailleurs, les versements sont retenus à proportion du quota d’investissement que le fonds s’engage à atteindre (70 % minimum).
La réduction d’impôt obtenue est prise en compte dans le calcul du plafonnement global des avantages fiscaux. Les FCPI JEI ne sont toutefois pas concernés par le plafonnement des niches fiscales.
En contrepartie de l’avantage procuré par la réduction d’impôt, le souscripteur doit conserver ses parts de FCPI pendant au moins 5 ans à compter de leur souscription. A défaut, la réduction d’impôt dont il a profité sera remise en cause.
EXEMPLE DE DÉFISCALISATION FCPI :
Un couple marié qui a décidé d’investir, entre le 1er janvier et le 27 septembre 2025, 10 000 euros dans des FCPI bénéficie d’une réduction d’impôt sur le revenu égale à 18 % de cette somme, soit 1 800 euros.
Nouveautés 2026
Depuis le 21 février 2026, les FCPI dits « classiques » ne sont plus éligibles à la réduction d'impôt IR-PME.
Défiscaliser avec les FIP
La réduction d’impôt au titre des souscriptions de parts de fonds d’investissement de proximité (FIP) qui réalisent leur investissement essentiellement dans l’Hexagone a été supprimée pour les versements effectués à compter du 1er janvier 2025.
La réduction est en revanche maintenue pour les FIP investis en Corse et les FIP outre-mer. Le taux de la réduction d’impôt sur le revenu est de 30 % du montant des versements.
Les versements sont retenus dans la limite annuelle de 12 000 € pour une personne seule (célibataire, veuf(ve) ou divorcé(e)) et de 24 000 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune.
Par ailleurs, la réduction d’impôt obtenue est prise en compte dans le calcul du plafonnement global des avantages fiscaux.
En contrepartie de l’avantage procuré par la réduction d’impôt, le souscripteur doit conserver ses parts de FIP pendant au moins 5 ans à compter de leur souscription. A défaut, la réduction d’impôt dont il a profité sera remise en cause, sauf en cas de revente des parts avant cinq ans en raison notamment du décès, de l’invalidité ou du licenciement de l’un des conjoints.
Même si, d’un point de vue fiscal, il suffit de conserver ses parts pendant 5 ans pour bénéficier de la réduction d’impôt sur le revenu, la plupart des FCPI et FIP prévoit une durée minimale de blocage des fonds plus longue, de 8 ans à 10 ans.
Déclarer ses souscriptions de FCPI et FIP en 2026
Vous devez reporter le montant de vos souscriptions de parts de FCPI effectuées en 2025 sur la déclaration complémentaire n° 2042 RICI, case 7GQ et/ou 7GR, et vos souscriptions de parts de FIP Corse et FIP outre-mer, respectivement cases 7FM et 7FL.
FCPI et FIP, des placements à risque
S’agissant de placements à risque, il vous est recommandé de ne souscrire des parts de FCPI et/ou de FIP que si vous disposez par ailleurs d’un portefeuille d’actifs financiers suffisamment diversifié. Compte tenu de leur profil de risque, les FIP et FCPI ne doivent pas représenter le cœur de votre portefeuille.
Plan d'Epargne en Actions
Le Plan d'Épargne en Actions vous permet de gérer un portefeuille d'actions françaises et étrangères dans des conditions fiscales avantageuses(1) s'il est conservé au minimum 5 ans selon la réglementation fiscale en vigueur.
(Consultez lesTextes Réglementaireset lesConditions Générales).
Avertissement : Les informations fournies par LCL proviennent de sources dignes de foi mais ne sauraient entraîner sa responsabilité en cas d'inexactitude.
