Nouveauté 2026
Jusqu’à présent, une fois exercée, cette option était irrévocable. Il n’était plus possible de revenir au PFU. La loi de finances pour 2026 a changé la donne : il est désormais possible de renoncer a posteriori à l’option, si elle se révèle finalement moins avantageuse. Cette souplesse s’applique à l’impôt sur le revenu de 2026 (revenus de 2025) et des années suivantes.
Fiscalité des dividendes reçus en 2025
Les dividendes perçus en 2025 dans le cadre d'un compte-titres ordinaire ont été soumis lors de leur versement à un prélèvement forfaitaire non libératoire (PFNL) au taux de 12,8 % (sauf dispense d’acompte) majoré des prélèvements sociaux au taux de 17,2% (18,6 % depuis le 1er janvier 2026).
A savoir : Le prélèvement est opéré automatiquement, à titre d’acompte, par l’établissement financier qui vous verse les dividendes.
En 2026, lors de votre déclaration des revenus 2025, vous avez le choix entre deux modes de taxation :
- Soit une imposition définitive au prélèvement forfaitaire unique (PFU) au taux de 30 % (prélèvement forfaitaire de 12,8 % % d’impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux) - qui correspond donc au PFNL prélevé à la source par l’établissement financier auprès duquel vous détenez vos placements.
- Soit, sur option globale, une imposition au barème progressif de l'impôt sur le revenu après application d'un abattement de 40 % . Cet abattement est calculé directement par l’administration fiscale en fonction des dividendes reportés sur la déclaration de revenus 2042).
En plus de l’impôt sur le revenu (prélèvement forfaitaire de 12,8 % ou barème progressif), les dividendes sont soumis aux prélèvements sociaux (au taux de 17,2 % retenus à la source lors du versement des dividendes).
Pour savoir comment déclarer en 2026 vos dividendes reçus en 2025, voir notre article sur la fiscalité des dividendes sur un compte titres.
Bon à savoir
Le PFU est calculé sur le montant brut des dividendes (sans abattement de 40 % ni déduction de frais et charges) comme les prélèvements sociaux.
L’imposition de vos dividendes au barème progressif de l’impôt sur le revenu
Vous pouvez opter pour l’imposition de vos dividendes au barème progressif de l’impôt sur le revenu (au lieu de l’application du PFU). Cette option pour le barème est globale : cela signifie qu’elle entraîne l’imposition au barème de tous les revenus, produits de placement, rachats de certains contrats d’assurance-vie et plus-values mobilières entrant dans le champ du PFU. Il n’est donc pas possible de combiner une imposition au PFU pour certains revenus mobiliers et une imposition au barème progressif pour d’autres. L’option est exercée chaque année lors du dépôt de la déclaration de revenus.
Pour savoir comment déclarer en 2026 vos intérêts reçus en 2025, voir notre article sur la fiscalité des intérêts.
Bon à savoir
En cas d’option globale pour le barème progressif lors de la déclaration de revenus, la CSG est déductible à hauteur de 6,8 %. En revanche, elle ne l’est pas si les revenus sont soumis au PFU.
Fiscalité des intérêts et autres produits de placements reçus en 2025
Les intérêts imposables reçus en 2025 (produits de placements à revenu fixe) sont soumis en 2026 au prélèvement forfaitaire au taux de 12,8 % ou, sur option globale, au barème progressif de l'impôt sur le revenu.
Sauf dispense, l’année de leur versement, ces intérêts font l’objet, d’un prélèvement forfaitaire non libératoire (PFNL) au taux de 12,8 %, opéré à titre d'acompte. Le prélèvement acquitté en 2025 est imputable sur l’impôt dû en 2026, à raison des revenus perçus en 2025.
En plus de l’impôt sur le revenu (prélèvement forfaitaire de 12,8 % ou barème progressif), les intérêts imposables ont été soumis aux prélèvements sociaux (au taux de 17,2 % retenus à la source lors du versement des intérêts). En cas d’option globale pour le barème progressif lors de la déclaration de revenus, la CSG est déductible à hauteur de 6,8 %. En revanche, elle ne l’est pas si les revenus sont soumis au PFU.
Pour savoir comment déclarer en 2026 vos intérêts reçus en 2025, voir notre article sur la fiscalité des intérêts.
Nouveauté : hausse du PFU en 2026
Jusqu’à présent fixé à 30 %, le taux du prélèvement forfaitaire unique (PFU) aussi appelé « flat tax » est passé à 31,4 %. En cause, une hausse de 1,4 point du taux de CSG. La mesure s’applique sur les revenus et les gains de la grande majorité des produits financiers. Le PFU se compose désormais ainsi :
- 12,8 % d’impôt sur le revenu ;
- 18,6 % de prélèvements sociaux contre 17,2 % auparavant.
Bon à savoir : Restent totalement exonérés de prélèvements sociaux et d’impôt sur le revenu les intérêts des livret A, livret Jeune, livret d’épargne populaire (LEP) et livret de développement durable et solidaire (LDDS).
Les placements concernés
Sont concernés par cette hausse :
- Les intérêts générés par vos livrets bancaires, obligations, comptes-tires ordinaires (CTO), compte à terme, PEA, épargne salariale (PEE, PERECO…)…
- Les dividendes d’actions (CTO).
- Les plus-values de cession de valeurs mobilières (actions, obligations, parts sociales, fonds, PER…).
- Les gains sur crypto-actifs.
- Les revenus issus de la location meublée non professionnelle (LMNP).
- Certaines rentes viagères à titre onéreux provenant de versements volontaires, article 82 par exemple.
Échappent à cette hausse :
- Les produits des contrats d’assurances vie et les bons de capitalisation.
- Les intérêts et primes des plans d’épargne logement (PEL) et des comptes d'épargne logement (CEL).
- Les intérêts, rentes et prime des plans d’épargne populaire (PEP).
- Les revenus fonciers (location nue, SCPI…).
- Les plus-values immobilières.
La date d’entrée en vigueur
L’augmentation du PFU s’applique en deux temps.
- Dès l’imposition 2026 et donc, de façon rétroactive sur les revenus perçus en 2025 : pour les revenus du patrimoine, notamment les plus-values de cession de titres et les revenus des locations en meublé non professionnels (LMNP).
- A compter du 1er janvier 2026, à déclarer en 2027 : pour les revenus des placements financiers (intérêts, dividendes…).
Tableau des produits concernés par la hausse des prélèvements sociaux

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