Déclarer des enfants de moins de 18 ans

Votre enfant mineur est automatiquement considéré comme étant à votre charge et pris en compte pour l’application du quotient familial. S’il touche des revenus imposables, ceux-ci doivent être ajoutés sur votre déclaration de revenus.

Si vous êtes marié ou lié par un Pacs, les deux premiers enfants comptent chacun pour une demi-part supplémentaire. A partir de trois enfants, chaque enfant à compter du 3ème compte pour une part entière.

Séparation des parents et rattachement des enfants

Si vous êtes divorcé, imposé séparément de votre époux ou partenaire de Pacs, ou parent non marié, votre enfant mineur est considéré comme étant à la charge du parent chez lequel il réside à titre principal (celui des parents qui ne compte pas l’enfant à charge peut déduire de son revenu imposable la pension alimentaire qu’il verse). En cas de résidence alternée, l’enfant mineur est réputé être à charge égale de l’un et l’autre parent, sauf accord contraire ; les parents se partagent la majoration de quotient familial.

Voir aussi comment effectuer le calcul du quotient familial d’un parent célibataire ou divorcé avec un ou plusieurs enfants à charge.

Déclarer un enfant qui a eu 18 ans en 2018

1 - Votre enfant qui a eu 18 ans en 2018 est, en principe, considéré comme étant à votre charge jusqu’à sa majorité. Vous conservez le nombre de parts auquel vous aviez droit jusque-là pour toute l’année 2018 (inclus, donc, la demi-part ou part supplémentaire relative à votre enfant) et vous déclarez les revenus que votre enfant a, le cas échéant, perçus en 2018 jusqu’à sa majorité.
2 - Si votre enfant demande son rattachement à votre foyer fiscal pour la période postérieure à sa majorité, vous déclarez avec vos revenus ceux qu’il a éventuellement perçus sur toute l’année 2018 et vous pouvez bénéficier de la réduction d’impôt pour frais de scolarité. Veillez à bien mentionner le rattachement sur votre déclaration de revenus dans le cadre « Rattachement en 2018 d’enfants majeurs ou mariés ».
3 - Si votre enfant a des revenus que vous n’avez pas intérêt à déclarer avec vos propres revenus, celui-ci peut ne pas demander son rattachement pour la période postérieure à sa majorité :

  • vous ne devrez alors inclure dans votre déclaration d’impôts que les revenus que votre enfant a perçus jusqu’à sa majorité ;
  • de son coté, votre enfant devra déposer une déclaration pour les revenus perçus entre sa majorité et le 31 décembre 2018 ;
  • la pension le cas échéant versée en 2018 à votre enfant après sa majorité n’est pas déductible de vos revenus.
    NB : l'année de majorité de votre enfant, vous ne pouvez pas à la fois compter votre enfant à charge et déduire la pension alimentaire que vous lui versez. Dès lors que vous déduisez une telle pension pour la période de l'année postérieure à la majorité de votre enfant, vous perdez le bénéfice du quotient familial pour l'année entière.
  • Dernière possibilité : vous pouvez ne pas compter à charge votre enfant pour toute l’année 2018. Dans ce cas, vous n’avez pas de majoration de quotient familial et vous ne prenez pas en compte ses revenus. Vous pouvez déduire de vos revenus la pension alimentaire que vous avez versée, le cas échéant, à votre enfant après sa majorité.

A vous de voir quelle est l’option la plus favorable. Consultez notre article sur le calcul de l’impôt sur le revenu pour connaître le barème.

Déclarer un enfant majeur de moins de 25 ans

Une fois majeur, votre enfant doit, en principe, déclarer ses revenus sous sa responsabilité.

S’il est célibataire (c’est-à-dire non marié ou non pacsé), il peut toutefois demander à être rattaché à votre foyer fiscal dans les deux cas suivants :

  • S’il avait moins de 21 ans au 1er janvier 2018, sans autre condition ;
  • S’il avait moins de 25 ans au 1er janvier 2018, en étant étudiant. 

Le rattachement est possible même si votre enfant a des revenus ou s’il ne vit pas avec vous. Le rattachement entraîne la prise en compte de votre enfant dans votre quotient familial et l’ajout de ses revenus aux vôtres sur votre déclaration. Veillez à bien mentionner le rattachement sur votre déclaration de revenus dans la partie « Rattachement en 2018 d’enfants majeurs ou mariés ».

Si vous choisissez de ne pas rattacher votre enfant, vous pouvez dans ce cas déduire la pension alimentaire que vous lui versez.

Faut-il demander le rattachement de son enfant majeur en 2019 ?

La décision de rattacher ou non son enfant majeur en 2019 au titre de l’imposition des revenus de 2018 doit tenir compte des spécificités de l’année 2018 en tant qu’année de transition :

  • l’impôt sur les revenus de 2018 sert à calculer le taux de prélèvement à la source qui s’appliquera de septembre 2019 à août 2020 (plus il y a de revenus déclarés au titre de 2018, plus ce taux sera élevé) ;
  • contrairement aux revenus non exceptionnels de 2018, les revenus exceptionnels de 2018 seront effectivement imposés en 2019. Si vous avez perçu des revenus exceptionnels en 2018, vous pouvez ne pas avoir intérêt à rattacher votre enfant afin de pouvoir déduire une pension alimentaire.

Déclarer un enfant né en 2018

L’administration fiscale ne connaît pas votre enfant né en 2018. C’est à vous de l’inscrire sur votre déclaration de revenus pour bénéficier de la majoration de quotient familial correspondante. Renseignez, en ce sens, la partie « Personnes à charge en 2018 ».

Rattachement au foyer fiscal d'enfants mariés ou pacsés

Marié ou pacsé, votre enfant peut demander à être rattaché à votre foyer fiscal avec son conjoint ou partenaire de Pacs s’ils ont moins de 21 ans, ou moins de 25 ans en étant étudiants (conditions à remplir par au moins un des deux membres du couple). Remplissez pour cela le cadre « Rattachement en 2018 d’enfants majeurs ou mariés » de votre déclaration de revenus. Cela ne viendra pas augmenter votre nombre de parts de quotient familial mais vous procurera un abattement sur votre revenu imposable de 5 888 € par personne prise en charge.

Avertissement : Les informations fournies par LCL proviennent de sources dignes de foi mais ne sauraient entraîner sa responsabilité en cas d'inexactitude.