Propriétaire d’un véhicule particulier ayant plus de quatre ans, vous devez vous soumettre à un contrôle technique tous les deux ans, auprès d’un centre agréé, pour continuer à l’utiliser.  Le schéma global du contrôle technique – visite périodique tous les deux ans puis contre-visite obligatoire après un résultat défavorable – est certes maintenu, mais les règles en sont durcies.  Le nombre de défaillances potentielles augmente ainsi de 409 à environ 600. Le nombre de points de contrôle passe de 123 (répartis en dix fonctions) à 131 (en neuf fonctions).

1. Les trois résultats possibles du contrôle technique 2018

Dans le nouveau dispositif, le contrôle technique peut donner lieu à l’un de ces trois résultats, A, S, R (contre deux auparavant) :

  • favorable (A) en l’absence de défaillance majeure et critique ;
  • défavorable pour défaillance(s) majeure(s) (S), en l’absence de défaillance critique et lorsqu’il est constaté au moins une défaillance majeure. Dans ce cas, vous ne pouvez rouler que pendant deux mois à partir de la date du contrôle, délai durant lequel vous devez produire le résultat d’une contre-visite technique une fois les réparations effectuées.
  • défavorable pour défaillances critiques (R) lorsqu’il est constaté au moins une défaillance critique. Dans cette hypothèse, la validité du contrôle technique est limitée au jour même ! Il faut alors impérativement emmener votre voiture au garage dans les heures qui suivent le contrôle ! Votre véhicule est donc immobilisé, mais pas de panique : vous disposez toujours de deux mois pour produire le résultat de la contre-visite attestant que vous avez effectué les réparations.

2. Une défaillance critique, qu’est-ce que c’est ?

Selon l’arrêté qui réforme le contrôle technique, les défaillances critiques sont celles qui revêtent « un danger direct et immédiat pour la sécurité routière » ou ont « une incidence grave sur l’environnement ». D’après un document publié par le ministère de la Transition écologique et solidaire et le Conseil national des professions de l’automobile (CNPA), l’expression de défaillance critique peut recouvrir :

  • des plaquettes de frein absentes ou mal montées ;
  • l’absence de liquide de frein ;
  • un disque de frein cassé ;
  • un volant non fixé ;
  • un essieu fêlé ;
  • l’absence de tout ou partie du pare-brise ;
  • l’absence de fonctionnement des feux stop ;
  • la formation d’étincelles au niveau du câblage électrique ;
  • la mauvaise fixation des roues ;
  • la pénétration de fumées ou de gaz d’échappement dans l’habitacle du véhicule ;
  • l’impossibilité d’enclencher une vitesse ;
  • l’absence de retour en position repos de la pédale d’embrayage ;
  • l’arrachage de l’ancrage des ceintures de sécurité ;
  • la mauvaise fixation du siège conducteur.

3. Vers un contrôle technique plus long…  Et plus cher en 2018 ?

Cette réforme risque renchérir le coût du contrôle technique, qui s’élève en moyenne à 65 € (14 € pour la contre-visite). Les éventuelles hausses de prix sont à la discrétion des professionnels, dont le niveau de diplôme minimal requis augmente (un bac pro en mécanique auto à la place d’un CAP ou d’un BEP).

Les contrôles, d’une durée moyenne de 40 minutes, seront « probablement » plus longs« au moins dans les premiers mois », les centres agréés devant s’adapter à la réforme, prévoient le ministère de la Transition écologique et solidaire et le CNPA.