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Comment maîtriser votre impôt sur le revenu 2026 ?

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Si de nombreuses solutions existent, elles portent notamment sur les moyens de diminuer l’assiette fiscale et/ou de bénéficier des divers dispositifs de réduction et crédit d’impôt sur le revenu.

La campagne de déclaration d’impôt sur les revenus a débuté le 9 avril avec, comme chaque année, des dates limites de dépôt par zone :

  • Le jeudi 21 mai pour les départements 1 à 19 et les non-résidents ;
  • Le jeudi 28 mai pour les départements 20 à 54 ;
  • Et le jeudi 4 juin pour les départements 55 à 974 et 976.

Pour rappel, ces derniers doivent obligatoirement être déclarés en ligne, mais les contribuables n’étant pas en mesure de le faire par internet conservent la possibilité de déposer un déclaration papier avant le mardi 19 mai.

Vous vous apprêtez donc à remplir votre déclaration d’impôt 2026 sur vos revenus 2025, l’occasion de faire un point avec votre conseiller banque privée sur votre situation fiscale et d’envisager des stratégies pour maîtriser votre impôt sur le revenu (IR) à venir. Celles-ci doivent évidemment s’inscrire dans le cadre d'une approche patrimoniale globale, en ligne avec votre situation personnelle, vos attentes et objectifs (complément de revenus immédiat, retraite, transmission…) et au regard de votre situation fiscale (assujettissement ou non à l’IFI, à la CEHR et à la CDHR).

Maîtriser vos revenus taxables…

Le revenu global est la somme des revenus catégoriels(1) perçus sur une année civile. Il est composé, entre autres, des salaires et traitements, des pensions, des retraites, des bénéfices industriels commerciaux (BIC), des revenus fonciers et des capitaux mobiliers. Il constitue la base imposable à partir de laquelle est calculé l’IR. L’objectif est de limiter les revenus soumis à l’IR et aux prélèvements sociaux (dans certains cas). Comment ? En investissant dans des enveloppes comme le PEA, le contrat d’assurance vie ou le contrat de capitalisation, qui permettent de gérer activement son patrimoine et d’organiser le cas échéant la perception de revenus complémentaires. Mais également en privilégiant des régimes bénéficiant de modalités d’imposition favorables pour la détermination de la base taxable, comme la location meublée qui relève de la fiscalité des BIC.

Un nouveau dispositif permettant de répondre à cet objectif a d’ailleurs été créé dans la loi de finance pour 2026 : le statut du bailleur privé(2) dit dispositif Jeanbrun. Il permet, sous certaines conditions, de déduire un amortissement fiscal annuel des revenus fonciers, ce qui réduit, voire annule, le montant des revenus fonciers imposables.

Par ailleurs certains revenus du patrimoine et produits de placement ont échappé à la hausse de 1,4 % de la CSG (contribution sociale généralisée) désormais à 10,6 % (soit un total de prélèvements sociaux à 18,6 %). C’est notamment le cas des intérêts des contrats d’assurance vie et des contrats de capitalisation qui restent soumis à la CSG au taux de 9,2 % (soit des prélèvements sociaux de 17,2 %). Il en est de même pour les plus-values immobilières et les revenus fonciers tirés de la location nue.

… diminuer la base taxable…

Ce revenu global peut être diminué de charges déductibles directement imputables comme le versement de pensions alimentaires ou provenant de déficits catégoriels comme le déficit foncier, par exemple. Il en découle un revenu net global qui constituera la base taxable au barème progressif de l’IR : une base qu’il est possible de réduire en préparant sa retraite. En effet, les versements volontaires sur un plan d’épargne retraite (PER) peuvent être déduits du revenu global dans la limite d’un plafond annuel et potentiellement augmenté de la fraction des plafonds non utilisés des 5 années précédentes à compter de l’imposition des revenus de 2026 (contre 3 auparavant). Cela permet d’adapter les versements et de concentrer l’effort d’épargne sur les années où la fiscalité est la plus lourde. Par ailleurs, il convient de rappeler que les conjoints et les partenaires de Pacs, soumis à une imposition commune, peuvent sur option bénéficier de la mutualisation des plafonds de déduction pour l’un des membres du couple. Il convient cependant de noter que depuis le 1er janvier 2026, toutes primes versées sur un PER à compter des 70 ans de son titulaire ne sont plus déductibles.

Une autre piste pour diminuer l’assiette fiscale consiste à créer un déficit foncier dans le cadre d’une location nue en générant des charges déductibles liées au bien (travaux, taxe foncière, intérêts d’emprunt, charges de copropriété…) et/ou en bénéficiant d’un amortissement. Pour rappel, lorsqu’un déficit foncier est constaté sur un bien, ce dernier est imputable sur les autres revenus fonciers, permettant de minorer le revenu foncier taxable (revenu catégoriel). Si le résultat global fait apparaitre un déficit, ce dernier (en dehors de celui généré par les intérêts d’emprunt) est imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an, voire 21 400 € pour les travaux éligibles de rénovation d’une passoire thermique payés entre le 1er janvier 2026 et le 31 décembre 2027. Ce mécanisme peut notamment s’appliquer dans le cas du dispositif Jeanbrun et les monuments historiques. Par ailleurs, l’investissement en nue-propriété avec recours à l’endettement peut permettre de déduire les intérêts d’emprunt des autres revenus foncier et de mieux maîtriser sa base taxable. Autant de solutions qui présentent l’avantage d’être hors plafonnement des niches fiscales.

… et réduire l’impôt dû

Calculé à partir du revenu net imposable, l’impôt dû peut être diminué sur une ou plusieurs années. En fonction du choix d’investissements et de dépenses opérés, vous pouvez bénéficier sous conditions d’une réduction ou d’un crédit d’impôt dont le montant viendra minorer l’impôt à payer.

Souscrire au capital d’une PME non cotée ou d’une jeune entreprise innovante (JEI), d’une JEI à impact (JEII) ou de rupture (JEIR) c’est soutenir le tissu industriel tout en bénéficiant, sous conditions, d’une réduction d’impôt. Une réduction d’impôt d’un montant maximal de 50 000 € par foyer fiscal sur la période du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2028 commun à tous les dispositifs JEI en direct ou via un FCPI.

D’autres dispositifs d’investissement immobilier comme la loi Malraux ou le Denormandie ancien génèrent, toujours sous certaines conditions, une réduction d’IR. C’est également le cas des dons en faveur d’organismes d’aide aux personnes en difficulté ou victimes de violences conjugales(3), ou de la restauration du château de Chambord(3) par exemple. Quant au crédit d’impôt, certains services à la personne(3) ou l’emploi d’un salarié à domicile y donnent accès (sous conditions).

Il convient cependant d’être vigilant car certains de ces dispositifs sont visés par le plafonnement des niches fiscales limitant les avantages fiscaux à 10 000 € par an (majoré de 8 000 € pour les investissements Outre-Mer éligibles ou SOFICA). Il sied donc de connaître sa marge de manœuvre vis-à-vis de ce plafonnement avant d’initier un investissement ou d’engager une dépense.

Article revu le 31 mars 2026 par Vincent Thierry, juriste-fiscaliste patrimonial LCL Banque Privée et Pauline Thomesse, analyste patrimoniale LCL Banque Privée - Région Est.

(1) Certains abattements doivent être appliqué sur ces revenus, comme celui de 10 % pour les salaires et les retraites, par exemple.

(2) https://www.lcl.fr/banque-privee/actualites/juridique-fiscalite/un-nouveau-statut-du-bailleur-prive

(3) https://www.lcl.fr/banque-privee/actualites/juridique-fiscalite/impot-sur-le-revenu-les-pistes-pour-le-reduire