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L’histoire d’un lieu emblématique et singulier au cœur de Paris

chronologie 19LCL

Un lieu avant-gardiste au grand potentiel 

A la mi-septembre 1875, on apprend que la famille Mallet vend l’hôtel de Boufflers et les jardins attenants. Ceux-ci se situent dans l’un des quartiers les plus animés de Paris. Henri Germain, le fondateur du Crédit Lyonnais saisit cette opportunité de rachat car il souhaite rendre la banque visible de tous. C’est une idée nouvelle pour l’époque car les banques sont habituellement discrètes. Contrairement à la haute banque traditionnelle, recevant une clientèle réduite dans des salons confidentiels, il s’agit ici de se montrer au vaste public dont on attend les dépôts.
Le conseil d’administration est convaincu de la pertinence de cette stratégie à l’instar d’Henri Bouthier qui écrit en septembre 1876 « Nous aurons par notre façade la plus vaste publicité qu’on puisse avoir ; vingt mille personnes passeront chaque jour devant nous et nous pourrons leur dire dans toutes les langues que nous leur offrons tous nos services. » Pour atteindre ce résultat, il faut que la réalisation architecturale de la nouvelle agence traduise la vision de la banque chère à Henri Germain. Le 4 mai 1876 Henri Germain signe alors le rachat de l’Hôtel des Boufflers.

façade hôtel des italiens - carte postale

Une inauguration qui fait la une

L’inauguration aura lieu le 21 mars 1878, après 22 mois de travaux, en présence de Léon Gambetta. Les travaux sont tout juste terminés et Léon Gambetta voit sa redingote tâchée par de l’oxyde de zinc. Heureusement, cet incident n’entame pas l’admiration que lui inspire le bâtiment. La presse conviée est également séduite. Ainsi, Adrien Marx écrit le jour même dans les colonnes du Figaro « Je renonce à décrire cette salle des Pas-Perdus qui donnerait une salle de bal sans pareil grâce à ses 310 becs de gaz et son lustre du sommet à miroitements combinés. Les écus seuls doivent danser sous ce plafond lumineux !... »

Chantier hôtel des Italiens

Un lieu en perpétuelle évolution

Le Crédit Lyonnais y établit son siège central de 1876 à 1913, occupant progressivement tout l’espace entre le boulevard des Italiens, les rues de Gramont, de Choiseul et du 4 Septembre, sur une superficie au sol de 9 800 m². Le plan d’ensemble a été conçu à l’origine, pour loger tous les organes d’une grande banque. Au rez-de-chaussée sont installés presque tous les services qui sont directement en rapport avec la clientèle. L’Hôtel des Italiens est composé de cinq étages au-dessus du sol et de 4 niveaux de sous-sol, le dernier se situant à 27 mètres au-dessous du niveau de la mer. Même le toit a été aménagé et converti en un jardin de 700 m² de superficie, orné de plantes vertes et de fleurs.

Toit hôtel des Italiens

C’était à l’époque le plus grand bâtiment civil de Paris, il fut éclairé à l’électricité dès sa mise en service, ce qui était alors à la pointe de l’innovation. A l’heure actuelle, LCL en conserve le cœur historique appelé « Hôtel des Italiens ».

Des joyaux à (re)découvir
rotonde de l'escalier

L’escalier à double révolution

A l’époque, le système d’escalier à double révolution permettait une séparation du personnel. L’escalier de gauche menant à la salle du conseil d’administration était réservé à la Direction et celui de droite était emprunté par les employés pour rejoindre les bureaux. Cet escalier est inspiré de celui du Château de Chambord.
A partir du second étage, la pierre est remplacée par le métal finement ciselé. Les dernières marches mènent à la coupole de verre et d’acier perchée à trente mètres de hauteur. Celle-ci est entourée des blasons des villes de France où le Crédit lyonnais est implanté au moment de la réalisation des travaux.

pavillon horloge du Louvre/ Hôtel des Italiens

La façade du Boulevard des Italiens

La façade du 19 Boulevard des Italiens, longue de 68 mètres, est l’œuvre de l’architecte William Bouwens van der Boijen. Construite de 1876 à 1882, elle est représentative du style élégant du Second Empire avec de fortes références à la Renaissance. Le pavillon central s’inspire du pavillon de l’Horloge du Louvre. L’écusson central, représentant les armes de la ville de Lyon, a été réinstallé en 2008 au sommet du pavillon d’honneur.

salle conseil d'administration

La salle du conseil d’administration

S’étendant sur 85 m², la salle du conseil d’administration abrite une monumentale cheminée de style Henri II. Les plans des villes de Lyon et de Paris se font face de part et d’autre de la pièce, rappelant aux administrateurs le poids de ces deux villes dans le développement de la banque.
Les murs portent également les blasons de Londres, d’Alexandrie, de Madrid et de Genève, villes dans lesquelles le Crédit lyonnais s’était implanté progressivement.

salle des coffres

La salle des coffres

Au rez-de-chaussée du grand escalier, une majestueuse descente conduit à l’emblématique salle des coffres du bâtiment. Autrefois, ceux-ci disposés sur 4 étages de sous-sols, renfermaient 27.000 compartiments de coffres-forts. Il était coutume pour les dames de l’époque de récupérer leurs parures de bijoux aux coffres avant de se rendre à l’Opéra.

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