Il s’agit d’une approche focalisée exclusivement sur les sociétés. Les équipes de Comgest se concentrent sur la pertinence des modèles économiques des sociétés et font abstraction des mouvements boursiers de court terme.
L’objectif de la gestion de la SICAV est de rechercher la performance absolue sans référence à un indice, dans une optique long terme au travers de la sélection de titres (stock picking).
Le portefeuille est exposé à hauteur minimum de 60% sur des marchés d’actions internationales.
Si l’investisseur le souhaite, il peut utiliser à titre purement informatif et a posteriori le MSCI All Country World, dividendes réinvestis.

Comgest Monde Action C

Code ISIN : FR0000284689

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Source : Factset/Comgest, au 30/09/2019. *Comgest S.A. -société de gestion de la SICAV- a repris la totalité de la gestion de la SICAV le 27/06/1991 et la “performance depuis la création” se réfère à cette date. L’indice est fourni à titre indicatif et a posteriori. Le calcul de performance est basé sur la variation de la valeur liquidative exprimée en euros. L’indice utilisé à titre indicatif, le MSCI AC World price, est remplacé par le MSCI AC World dividendes réinvestis depuis le 30/06/2005. Le calcul de la performance est fondé sur la valeur liquidative (VL) qui n'inclut pas les frais de souscription. S'ils étaient pris en compte, ces derniers auraient un impact négatif sur la performance.

Commentaire de l’équipe de gestion actions internationales à fin septembre 2019 :

La situation n’a guère changé : depuis la croissance synchrone presque euphorique de 2017, les planètes ne sont plus alignées.

Ponctué de consolidations et d’accès de forte volatilité, le marché s’enlise globalement à des niveaux inchangés depuis sept trimestres. Les tensions géopolitiques continuent d’influer sur le marché et sur le climat des affaires, ce qui, comme une prophétie performative, créé une incertitude prolongée qui incite les entreprises et les ménages à différer les investissements et à dépenser avec parcimonie. La marge de manœuvre des négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine est restreinte, le Brexit n’a guère avancé et l’on observe un repli sur les valeurs sûres (or, yen, franc suisse, bons du Trésor et Bund). La courbe des taux fait de brèves incursions en territoire d’inversion (historiquement, un signe annonciateur de récession) et il semble que les investisseurs se méfient des niveaux élevés de valorisation, comme l’indiquent non seulement la grève anecdotique des acheteurs lors de la plus récente tentative d’introduction en bourse de WeWork, mais aussi par le changement de style et la rotation des secteurs observés ces dernières semaines.

Shin-Etsu, leader de la fabrication de plaques de silicium et de PVC, a conservé une performance satisfaisante après la publication récente de résultats trimestriels rassurants et la confirmation de son pouvoir de fixation des prix, des capacités restreintes et des stocks maîtrisés de ses plaques de 300 mm. La valorisation reste raisonnable et les opportunités à long terme sont claires. Kweichow Moutai, fabricant chinois du spiritueux haut de gamme Baijiu, a enregistré une excellente performance et poursuit sur sa lancée depuis la publication en juillet de résultats solides pour le premier semestre. Comme ses homologues en Europe et aux Etats-Unis, le titre a effectué un beau parcours et ses valorisations sont élevées (ce qui explique que nous ayons sensiblement allégé la position ce trimestre). Medtronic, le leader américain des dispositifs médicaux, a publié des résultats du premier trimestre solides et supérieurs aux attentes, qui lui ont permis de relever à 8% (+2%) sa prévision de croissance du BPA en année pleine. Lors de la dernière rencontre avec les analystes, la société a présenté son plus récent portefeuille de produits innovants en développement, dont un robot chirurgical mini-invasif qui reste une option de croissance future.

Malgré tous nos efforts, certaines positions se sont avérées pénalisantes.

Samsonite, leader mondial du bagage, est à la peine depuis mi-2018, sous l’effet d’une convergence de facteurs : le rapport d’un vendeur à découvert que nous avons jugé sensiblement erroné, les inquiétudes persistantes quant à l’impact du conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine, le ralentissement de la consommation asiatique et, plus récemment, la menace de nouveaux arrivants avec pour corollaire une érosion de la capacité de fixation des prix. Après avoir déjà allégé la position, nous avons finalement décidé de la liquider, compte tenu de la dégradation des fondamentaux et de l’éloignement des perspectives de redressement. Inner Mongolia Yili, producteur laitier chinois, a réalisé une performance médiocre sur le trimestre, après l’annonce par la direction d’un plan de rémunération excessivement généreux malgré des objectifs de performance peu ambitieux. Bien que ayons estimé que la situation était loin d’être idéale et que nous n’ayons pas approuvé ce plan, qui a ensuite été revu, nous avons jugé que l’argumentaire à long terme restait intact et avons donc profité de la faiblesse du cours pour renforcer la position. SAP, leader des applications d’entreprises, a publié des résultats trimestriels médiocres qui, comme cela avait été le cas de nombreuses fois auparavant, ont réduit la confiance des investisseurs à l’égard de l’expansion de ses marges. Si la volatilité trimestrielle des résultats de SAP semble devoir perdurer, nous restons convaincus de la qualité à plus long terme et de la trajectoire haussière des résultats. Mentionnons également que AIA, acheté au trimestre précédent, a pâti de sa dépendance à Hong Kong pour une partie de sa croissance, alors que le territoire connaît actuellement des troubles politiques majeurs. Nous resterons attentifs aux fondamentaux des entreprises de cette région.

Au cours du trimestre, nous avons initié quatre positions, dont trois sur des entreprises qui avaient déjà figuré dans le portefeuille, afin de participer à des modèles économiques d’excellente qualité qui bénéficient de moteurs de croissance structurels sur le long terme.

Bien que les valorisations ne soient pas idéales (ce qui explique que nous ayons reconstitué des positions modestes, dans l’attente d’une correction plus prononcée du marché), nous sommes convaincus de leur capacité bénéficiaire sur le long terme. Taiwan Semiconductor, entreprise leader de la fabrication de semi-conducteurs, devrait bénéficier de la croissance continue du calcul haute performance, du Cloud et de l’adoption de la 5G. Keyence, leader des systèmes de vision dans l’industrie de l’automatisation, reste solide, et vend des solutions techniques à valeur ajoutée à une multitude de marchés finaux diversifiés, dont ceux de nature défensive tels que la fabrication de produits pharmaceutiques ou alimentaires. Alphabet, la société mondiale de publicité en ligne, semble parvenue au stade où la dilution des marges diminue, malgré un très léger ralentissement attendu de la croissance du chiffre d’affaires. L’actualité négative liée à la réglementation et ses retombées constituent selon nous une opportunité de profiter d’une valorisation raisonnable au regard de la capacité bénéficiaire de la société. Nous avons pour la première fois constitué une position sur Autohome, premier site automobile en Chine, qui gagne des parts de marché dans la publicité automobile en ligne et les abonnements de concessionnaires. L’action offrait une valorisation attractive dans un contexte de faiblesse généralisée et de pessimisme dans le secteur automobile. Nous sommes convaincus que la capacité de fixation des prix et le modèle économique solide de l’entreprise lui permettront de réaliser de bonnes performances sur le long terme. Nous avons liquidé la position sur Samsonite pour les raisons déjà indiquées.

Les prévisions bénéficiaires mondiales pour 2019 continuent d’être revues en baisse de 7% au début de l’année, elles sont aujourd’hui à 2%.

Les prévisions pour 2020 restent globalement inchangées mais pourraient connaître le même sort. Alors que la plupart des pays ont épuisé leur levier budgétaire, les banques centrales sont une fois de plus appelées à fournir un soutien. La Réserve fédérale américaine a abaissé ses taux pour la deuxième fois cette année, ce qui n’était plus arrivé depuis plus d’une décennie, tandis que la Banque du Japon et la Banque d’Angleterre ont laissé entendre qu’elles pourraient prochainement réduire leurs taux.

Le marché reste indécis, la rhétorique géopolitique demeure influente et les fondamentaux généraux se dégradent. Les niveaux dangereux d’endettement des entreprises et des consommateurs à travers le monde, couplés aux valorisations élevées des actifs financiers, pourraient réserver de mauvaises surprises.

Nous continuerons d'investir dans des modèles économiques de qualité qui permettront une croissance durable des bénéfices sur le long terme.

Les opinions exprimées dans ce document sont réputées exactes au moment de la préparation de ce dernier, n'ont pas le statut de recherche indépendante et ne doivent pas être considérées comme une recommandation d'investissement. Il est rappelé que les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Risque (Echelle SIRI) (1) : 5

  • Investir comporte des risques, y compris la possibilité d'une perte du capital investi.
  • La valeur des parts et les revenus qui en découlent peuvent fluctuer à la hausse comme à la baisse et vous êtes susceptible de récupérer un montant inférieur à votre investissement.
  • Les fluctuations sur les taux de change peuvent avoir un effet négatif sur la valeur de votre investissement et de tout revenu généré.
  • La SICAV est investie sur les marchés émergents, caractérisés par une plus grande volatilité que les marchés matures et la valeur des investissements peut par conséquent fluctuer nettement à la hausse ou la baisse.

Une version plus détaillée des facteurs de risque qui s'appliquent à la SICAV est présentée dans le prospectus.

(1) Le SRRI (échelle de 1 à 7) correspond au profil de risque et de rendement présent dans le Document d’Information Clé pour l’Investisseur (DICI). La catégorie la plus faible ne signifie pas « sans risque ». Il n’est pas garanti et pourra évoluer dans le temps.

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