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New administrative Capital, Nusantara, Telosa… Des villes de nouvelle génération éclosent dans le monde

1 min

De l’Égypte aux États-Unis en passant par l’Arabie saoudite, des projets de villes combinant infrastructures renouvelables, mobilité autonome et gouvernance pilotée par la donnée sont en cours de construction un peu partout dans le monde.

D’ici 2050, selon les données de l’ONU, 68 % de la population mondiale vivra en zone urbaine. Quel est le coût de ces mégas projets ? Quand les premières villes nouvelles sortiront-elles de terre ? Quelles innovations vont-elles apporter ?

La nouvelle capitale de l’Égypte

C’était l’événement incontournable du printemps 2025 en Égypte. L’inauguration de New Capital (nom temporaire) ou Sissy City comme on la surnomme, la nouvelle capitale administrative de l’Égypte, voulue par le président Abdel Fattah Al-Sissi. Cette cité a fleuri du désert, à 50 kilomètres à l’est du Caire, après des travaux démarrés en 2016. Une ville à l’urbanisme optimisée. L’agglomération est organisée en différentes zones, séparées les unes des autres, avec chacune une fonction (résidentielle, politique, commerciale). Sissy City est aussi la ville de tous les records. Avec l’Iconic Tower, elle possède le gratte-ciel le plus haut d’Afrique (400 mètres). La mégalopole abrite également la plus grande cathédrale du Moyen-Orient et la deuxième mosquée d’Égypte. En se baladant dans les rues, on peut aussi y découvrir un stade de 93 000 places. Cet équipement majeur concourt à donner ses chances à l’Égypte en vue d’organiser les prochains JO d’été en 2036.

De nombreuses infrastructures sont encore en cours de finition comme l’Octogone, le futur plus grand centre de commandement militaire du monde, devant le Pentagone, à Washington. Hôtels de luxe, opéra majestueux en marbre, habitations haut de gamme… Tout est mis en place pour attirer un maximum de Cairotes. Car dans l’ex-capitale égyptienne, la population étouffe. Le Caire est la 3ème ville la plus dense du monde avec 16 544 habitants/km². On dénombre en 2024 plus de 10 millions d’habitants dans la ville. Un chiffre s’élevant à 22 millions en tenant compte de l’ensemble de l’agglomération du Caire. Avec cette nouvelle capitale administrative, le gouvernement espère faire migrer au moins 6 millions de Cairotes dans les années à venir.

Une ville inspirée d’Avatar

La création de nouvelles villes dans le monde s’avère un enjeu pour bien des pays, en premier lieu en vue de mieux répartir la population. Selon l’ONU dans un rapport, aujourd’hui, 54 % de la population mondiale vit dans les zones urbaines. Elle devrait passer à 66 % en 2050. 2,5 milliards de personnes supplémentaires pourraient ainsi vivre dans les zones urbaines à cette échéance, d’où la nécessité de mettre en place un programme de planification urbaine. Les grands mouvements de population devraient intervenir, toujours selon les projections de l’ONU, principalement en Inde, en Chine et au Nigeria.

Il s’agit également pour certains pays de faire face au changement climatique et de profiter de cette occasion pour construire un nouveau type de ville. C’est le cas de Nusantara en Indonésie, future capitale du pays, censée remplacer Jakarta menacée par la montée des eaux. Nusantara a été pensée comme une ville-forêt à la manière des cités Na’vi d’Avatar. Située à 1 500 kilomètres de l’ancienne capitale, cette nouvelle ville, dont le chantier a démarré à l’été 2024, sera composée à 70 % d’espaces verts. Des couvertures végétales massives agissant comme un climatiseur naturel, afin de lutter contre les îlots de chaleur urbains et de limiter l’impact environnemental global. Le plan d’urbanisme est conçu autour de la « ville du quart d’heure ». La priorité est donnée aux piétons, aux cyclistes et à un réseau de transports publics électriques autonomes. Enfin, cette nouvelle capitale doit être alimentée par un mix composé à 100 % d’énergies renouvelables (parcs solaires de grande envergure, hydroélectricité…). Une ville éponge s’appuyant sur un système de drainage naturel, avec des parcs et zones humides connus pour absorber et filtrer les stocks de pluie tropicale, contrairement à Jakarta et son imperméabilité des sols. La facture d’un tel chantier, prévu pour sortir de terre en 2045, est estimée à 35 milliards de dollars.

Des chantiers dont les coûts explosent

Le coût faramineux de ces villes utopiques n’arrête pas les grandes fortunes de la planète. Aux États-Unis, Marc Lore, milliardaire et fondateur de Wonder Group, une start-up de livraison de repas, veut, d’ici 2030, donner le premier coup de pioche à une ville futuriste et utopique, Telosa, en plein désert américain. Le cabinet d’architectes BIG a déjà laissé filtrer des images de cette cité futuriste espérant accueillir 5 millions d’habitants d’ici 2050. L’objectif de l’entrepreneur est de mettre en place un système équitisme. Ce modèle social entend placer la société comme garant des droits et opportunités de chacun. Tout comme Singapour, l’urbanisme se veut en accord avec l’environnement, d’où l’idée d’une ville dotée à 100 % d’énergie renouvelable et autonome à 20 % sur le plan alimentaire. Un projet dont le coût est estimé à 400 milliards de dollars. Reste à savoir si Marc Lore trouvera les financements pour réaliser son rêve.

Avant lui, le prince d’Arabie saoudite, avec son projet de ville en plein désert, Neom, a lui aussi souhaité impressionner le monde. À l’origine, le projet était chiffré à 500 milliards de dollars. Il a depuis largement dépassé l’enveloppe prévue, et est désormais estimé à 9000 milliards de dollars ! Aussi, le prince Mohammed Ben Salmane vient d’annoncer revoir son méga projet à la baisse. The Line, la ville linéaire futuriste de Neom, initialement prévue pour s’étendre sur 170 kilomètres à l’intérieur des terres depuis la mer Rouge, à travers des montagnes du désert, va être réduite. Elle fera désormais seulement… 2,4 km.

 

Source : Application Actu Patrimoine – LCL Banque Privée, en partenariat avec Le Particulier.