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L’augmentation humaine : un marché d’avenir

1 min

Le marché mondial de l’augmentation humaine a été évalué à 299,8 millions de dollars en 2024 et devrait augmenter de 17 % entre 2025 et 2034. Un secteur fondé sur l’amélioration des capacités humaines par l’intégration de technologies telles que les implants, les prothèses ou les appareils portables. Comment ce marché se développe ? Quels sont les premiers dispositifs en vente ? Pour combien ? Quelles sont les entreprises leaders ? À quoi ressemblera l’humain de demain ?

L’augmentation humaine : un marché d’avenir

Neuralink lance sa production de masse

C’est une annonce que beaucoup attendaient depuis longtemps. Le 31 décembre 2025, Elon Musk a confirmé le lancement de la production massive d’implants cérébraux Neuralink. La start-up fondée par le milliardaire se spécialise, depuis son lancement en 2016, dans la recherche et le développement d’implants cérébraux de type « interface neuronale directe ». Ceux-ci sont implantables chez des patients dont le cerveau a été lésé. Elon Musk a également annoncé des modifications à venir sur le plan chirurgical en vue d’installer ses implants dans le cerveau de manière plus simple et entièrement automatisée. Ces puces ont déjà été implantées dans 12 cerveaux de patients paralysés afin de les aider à regagner en autonomie. Si les vidéos sur internet sont spectaculaires, certains d’entre eux se sont plaints de problèmes techniques liés à des fils qui se rétractent dans le cerveau et font perdre aux personnes le contrôle de leurs gestes. Des dysfonctionnements réparés depuis, assure Neuralink. Toutefois, des risques d’infection au niveau du cerveau subsistent.

Elon Musk accélère face à une Chine désirant, elle aussi, s’emparer du marché de l’interface cerveau - ordinateur avec l’entreprise NeuroXess. L’Empire du Milieu espère même, d’ici 2030, lancer 2 à 3 entreprises de classe mondiale, leaders sur ce marché encore émergent. La force de NeuroXess est de proposer un dispositif moins invasif, composé d’un maillage métallique posé à la surface du cerveau. Cette technique diffère donc de celle de Neuralink où la puce se greffe directement dans le tissu cérébral afin de capter des signaux plus précis. Ces équipements s’adressent en priorité, pour le moment, aux personnes atteintes de paralysie sévère ou de sclérose latérale amyotrophique.

L’homme augmenté : près de 30 ans d’expérience

L’augmentation humaine à travers des équipements technologiques n’est plus un mythe de science-fiction. Les premières expériences remontent à 1998, à l’université de Reading, aux États-Unis, où le chercheur Kevin Warwick s’implante sous la peau une puce électronique. Grâce à elle, il peut ouvrir des portes, allumer des lumières, et se connecter automatiquement à son ordinateur. Quatre ans plus tard, il augmente l’expérience en reliant à son système nerveux une centaine de micro-électrodes. Il parvient ainsi à contrôler un bras robotique par la pensée, à recevoir des signaux sensoriels, et arrive à communiquer par impulsions nerveuses avec son épouse, équipée d’un capteur. Depuis, certaines personnes s’implantent régulièrement des puces RFID sous la peau pour 200 à 500 euros l’intervention. Un équipement permettant à son détenteur de payer ses courses avec d’un geste de la main ou encore d’ouvrir la porte de son logement.

Petit à petit, un marché en plein essor se structure autour de ce concept, comme l’analyse le cabinet d’études Global Market Insight. La taille du marché mondial de l’augmentation humaine a été évaluée à 299,8 millions de dollars en 2024 et devrait progresser de 17 % entre 2025 et 2034. Outre les implants, les prothèses ou les appareils portables capables d’améliorer les capacités humaines, l’étude intègre également les smartwatchs, les trackers fitness, les lunettes de réalité augmentée (AR), ou les appareils assurant la surveillance de la santé. L’augmentation de la demande d’amélioration des performances s’avère un facteur important de la croissance du marché de l’accroissement humain. L’entreprise Hypershell, par exemple, propose déjà sur le marché des exosquelettes ultralégers, faciles à utiliser et accessibles au grand public. L’outil permet aux usagers d’augmenter de 40 % la force ressentie dans leurs jambes, et de réduire de 30 % l’effort à fournir pour se déplacer. Le modèle Hypershell X séries est en vente pour 1199 euros.

Des technologies loin de faire l’unanimité

À ce jour, les principales entreprises développant des outils sur ce sujet sont américaines (Google, Microsoft, Magic Leap, HTF…). Pourtant, depuis peu, un nouveau leader bien décidé à jouer les trouble-fêtes, s’est invité dans la course à l’homme augmenté. Il s’agit de Sam Altman, fondateur de ChatGPT avec une nouvelle société dédiée : Merge Labs. L’objectif est, comme NeuroXess, de créer une interface non chirurgicale. Un modèle grand public basé sur des ultrasons et de la thérapie génique, afin de rendre les cellules cérébrales réactives aux ondes et ainsi stimuler le cerveau sans le percer.

Partout dans le monde, les expériences se multiplient. En Chine, des lentilles de contact permettant de rendre visible la lumière infrarouge. Des entreprises comme e-Taste, tentent de transmettre à distance le goût. En outre, les premiers dispositifs haptiques portés sur la peau promettent de recréer jusqu’à 11 sensations tactiles distinctes (pression, vibration, picotement…) sont déjà disponibles. Or, ces innovations ne sont pas sans soulever des questions éthiques. La Commission théologique internationale (CTI) s’oppose à la biotechnologie. En Chine, la naissance de « bébés OGM », immunisés contre le sida après des modifications génétiques opérées par des chercheurs, a suscité une forme de gêne au niveau des plus hautes instances du Parti communiste.

 

Source : Application Actu Patrimoine – LCL Banque Privée, en partenariat avec Le Particulier.