Les chiffres parlent d’eux-mêmes1 : en février 2020, la caisse primaire d’assurance-maladie comptait 40 000 téléconsultations contre 4,5 millions en avril, au cœur du confinement. Depuis ? 650 000 en août et… 1,2 million en septembre. Ce qui tend à montrer que la téléconsultation va s’inscrire durablement dans les nouveaux usages. Et ce pour plusieurs raisons.

La téléconsultation est plus rapide et réactive

Consulter un médecin à distance fait gagner un temps précieux aux professionnels de santé comme aux patients. Après avoir pris rendez-vous, ces derniers reçoivent un lien internet leur permettant de se connecter à l’heure prévue depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone équipés d’une caméra. À l’issue de la téléconsultation, le médecin envoie l’ordonnance sous format électronique et remplit les informations du patient pour les envoyer à l’Assurance maladie.

Une simplicité appréciée des Français qui permet de désengorger les cabinets médicaux pour les consultations simples (renouvellements d’ordonnance, traitement ponctuel, suivi, etc.).

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La téléconsultation permet un meilleur suivi

Dans le cadre d’une téléconsultation, le suivi des patients est facilité par le dossier médical partagé (DMP), anciennement dossier médical personnel. Il s’agit d’un carnet de santé informatisé et sécurisé, accessible sur internet et qui conserve et sécurise toutes les informations de santé du patient (traitements, résultats d’examens, allergies, etc.) qui peut les partager avec les professionnels de santé de son choix.

Bon à savoir : 

La loi relative à l'organisation et à la transformation du système de santé2 prévoit l'ouverture automatique du dossier médical partagé à l'été 2021 et son alimentation par les professionnels de la santé du travail.

Par ailleurs, il est à noter que la téléconsultation est un acte de télémédecine qui en comprend trois autres :

  • la téléexpertise qui permet à un professionnel médical de solliciter à distance l’avis d’un ou de plusieurs de ses collègues,
  • la télésurveillance qui permet à un professionnel médical d’interpréter à distance des données recueillies sur le lieu de vie du patient
  • et enfin la téléassistance qui a pour objet de permettre à un professionnel médical d’assister à distance un autre professionnel de santé au cours de la réalisation d’un acte.

Autant de possibilités qui permettent aujourd’hui aux professionnels de santé de mieux partager les informations et mieux se coordonner dans le traitement d’un patient, notamment ceux souffrant d’une affection de longue durée (ALD).

La fin des « déserts médicaux »

La France n’est pas pourvue de manière égale en médecins. Dans certaines régions isolées, il faut parfois faire des dizaines de kilomètres pour en trouver un. La téléconsultation, en annihilant toute contrainte de déplacement, permet à l’ensemble des français d’avoir accès à un professionnel de santé.

Bon à savoir

Aujourd'hui, les « déserts médicaux » concernent une commune sur trois3: entre 9% et 12% de la population française vit dans un « désert médical », soit 6 à 8 millions de personnes. Les écarts de densité entre départements varient en moyenne de 1 à 3 pour les médecins généralistes et de 1 à 8 pour les spécialistes.

En outre, ce type de consultation est particulièrement intéressant pour les personnes atteintes d’une maladie chronique (insuffisance cardiaque, diabète…) ou encore celles souffrant d’une perte d’autonomie : il leur évite d’avoir à se déplacer pour un simple contrôle ou un ajustement de la posologie de leur traitement par exemple.

Malgré tous ses avantages, la téléconsultation doit néanmoins rester une pratique complémentaire...

Certaines pathologies nécessitent que le médecin puisse voir son patient afin d’être en mesure de faire un diagnostic éclairé. Plus largement, la rencontre physique entre un médecin et son patient sera toujours plus propice à l’écoute, l’un des fondements de la relation médecin-patient.

... Tout comme elle ne doit pas accentuer la fracture numérique

17% de la population française n’a pas accès à Internet ou ne sait pas utiliser les outils numériques4. Cet illettrisme numérique, appelé « illectronisme », déjà discriminant dans le monde du travail où pour les démarches administratives, ne doit pas également être un frein pour bien se faire soigner. Là encore, il est important de rappeler que la télémédecine doit être une solution complémentaire et non le seul recours.

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En savoir plus

(1) https://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/2020-09-16_Teleconsultations_anniversaire_2_ans.pdf
(2) https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000038821260/
(3) https://www.senat.fr/notice-rapport/2019/r19-282-notice.html
(4) https://www.insee.fr/fr/statistiques/4241397