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La Lettre de la Gestion sous Mandat

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Votre rendez-vous mensuel pour tout savoir de l’actualité économique et financière. Retrouvez ici les commentaires de gestion de votre mandat, rédigés par notre équipe d’experts.

Environnement économique mondial

En janvier, si l’actualité géopolitique a été particulièrement dense et la volatilité importante sur la deuxième partie du mois, la performance des marchés actions a été globalement positive, tandis qu’en Europe les taux longs ont connu une légère détente.
Si les données macroéconomiques continuent d’être positives (inflation en deçà de l’objectif de la BCE en Europe et indicateurs d’activités toujours en expansion aux États‑Unis), la saison de publication des résultats s’est traduite par des corrections sévères pour certaines valeurs de l’IA (les marchés continuant de s’interroger sur le niveau réel des retours sur investissement) et pour d’autres risquant d’être « disruptées » par l’IA. Cette baisse a été contrebalancée par le retour des investisseurs sur des valeurs plus délaissées ces derniers mois.
En Asie, les valeurs technologiques ont tiré les indices vers le haut.
Malgré un épisode de forte volatilité et une correction importante sur les derniers jours du mois, l’once d’or poursuit sa trajectoire haussière.

États-Unis : vers un maintien de l’indépendance de la Réserve fédérale (Fed) ?

Deux évènements notables ont marqué l’actualité de la Fed en janvier. Dans un premier temps, la Cour Suprême a semblé peu encline à donner une suite favorable à la volonté du président américain de destituer Lisa Cook, une des membres du FOMC (comité de politique monétaire de la Fed). Par la suite, le président Trump a fait part du candidat qu’il a retenu afin de succéder à Jerome Powell à la tête de l’institution. Le choix de Kevin Warsh, ainsi que l’avis de la Cour Suprême, ont semble-t-il rassuré les marchés quant à la préservation de l’indépendance de la FED.

La dynamique de croissance de l’économie américaine reste bien orientée, à l’image de la révision à la hausse de PIB du 3ème trimestre à 4,4%, aidée par la poursuite des investissements dans le secteur de l’intelligence artificielle.
Le marché du travail semble se stabiliser avec une légère baisse du taux de chômage en décembre à 4,4%.
L’indice Core PCE (indice d’inflation hors alimentation et énergie), mesure préférée de la Réserve Fédérale a atteint + 2,8% en novembre, après + 2,7% en octobre.
Si l’inflation s’est stabilisée, son niveau, très au-delà de l’objectif de la Fed de 2%, restera un sujet majeur d’attention pour la Réserve fédérale.
Conformément aux attentes, la Fed a décidé de marquer une pause après trois baisses consécutives en maintenant son taux directeur dans la fourchette de 3,50% - 3,75%.

Zone euro : tassement de l’inflation et statu quo de la Banque Centrale Européenne (BCE)

Révisions à la hausse des perspectives de croissance / Inflation en décembre à 1,9% sur un an glissant. Sans surprise, la BCE a laissé sa politique monétaire inchangée en maintenant le taux de dépôt à 2%.

Au 4ème trimestre, le PIB de la zone euro a progressé de +1,3% en glissement annuel, soutenu principalement par les dépenses publiques et par les investissements. La croissance reste portée par l’Espagne (+ 2,6%) tandis que l’économie allemande reste en difficulté, mais en territoire de légère expansion (+ 0,4%).
L’inflation a légèrement ralenti à + 1,9% en décembre en variation annuelle (vs + 2,4% en décembre 2024). Cependant, des disparités géographiques importantes demeurent : + 3% en Espagne (vs + 2,8% en 2024), mais dans un contexte de croissance économique importante, + 2% (vs + 2,8%) en Allemagne ou encore + 0,7% (vs + 1,8%) en France, meilleur élève de la zone.

Pays émergents : Croissance décevante en Chine tandis que l’Inde affiche une dynamique robuste

En Chine, les données économiques restent globalement décevantes, à l’exception des exportations qui portent le solde extérieur à près de 1 200 milliards de dollars. De son côté, le PIB de l’Inde accélère à +8,2% au 3ème trimestre.

En Chine, la croissance s’est maintenue à +4,5% en glissement annuel au 4ème trimestre permettant aux autorités d’atteindre l’objectif fixé de 5%. Les ventes au détail ont progressé de +0,9% en décembre. La pression déflationniste en décembre continue mais est moins forte. Le secteur immobilier demeure fragile : les prix des logements neufs reculent de -2,7% en variation annuelle en décembre. Dans ce contexte, la Banque populaire de Chine poursuit son soutien à la demande intérieure et a maintenu ses taux directeurs inchangés pour le huitième mois consécutif à des niveaux historiquement bas.
En Inde, les prévisions pour 2026 tablent sur une croissance annuelle de +7,4%. L’inflation reste maîtrisée malgré une remontée à +1,3% en décembre en glissement annuel.
Dans ce contexte, la Reserve Bank of India (RBI – Banque centrale indienne) a assoupli sa politique monétaire en décembre en abaissant son principal taux directeur à 5,25%.

ACTIONS

Sur le mois écoulé, la performance la plus notable est celle de l’indice MSCI Marchés Émergents qui progresse de plus de 8 % en dollars. Cette performance est notamment tirée par la forte demande pour les valeurs technologiques asiatiques liées à l’IA, à l’image de l’indice sud-coréen qui progresse de près de 24 % sur le mois (après avoir déjà été le plus performant en 2025). Sur cette zone, seul le marché indien est en repli notable, de plus de 3 %.
Toujours en Asie, le marché japonais a profité de la dissolution du parlement et des anticipations d’une future majorité absolue pour l’actuelle Première Ministre, Sanae Takaichi, et s’est adjugé plus de 5 % en devise locale.
Le marché américain (S&P 500) a quant à lui progressé de 1,37 % sur la période, pénalisé par quelques sanctions boursières après les premières publications trimestrielles. En effet, si les résultats des géants de la tech. et de l’écosystème IA ont été de bonne facture, souvent au-dessus des attentes, les perspectives présentées (et les dépenses d’investissement annoncées) ont souvent semé le doute.
A contrario, les valeurs de petites et moyennes capitalisations américaines ont continué d’être fortement recherchées.
En Europe, la très belle performance de la première valeur du continent, ASML, a en grande partie contribué à la hausse de l’Euro Stoxx 50 (+ 2,70 %) tandis que le CAC 40 terminait le mois en léger retrait, pénalisé notamment par la contre-performance de LVMH sur la période.

TAUX

Dans le contexte de la politique de relance ambitieuse présentée par la première ministre Takaichi, la trajectoire des taux longs est restée haussière au Japon. En effet, outre un accroissement des dépenses publiques importants, ce plan prévoit des allégements fiscaux significatifs.
Aux Etats-Unis, à rebours de l’année 2025, les taux longs se sont légèrement appréciés. La question de la soutenabilité de la dette dans un mouvement de défiance envers la première économie du monde a pesé.
En Europe, et particulièrement en France, la tendance a été à une baisse des taux longs. L’adoption d’un budget a notamment pesé et permis à l’OAT 10 ans (obligations de l’État français) de réduire l’écart avec la référence allemande (baisse de 14 points de base) et, plus symboliquement, de repasser en-dessous du taux auquel emprunte l’Italie.

Chiffre clé

38.000 milliards – C’est, en dollars, le montant de la dette américaine. Détenue pour un tiers à l’étranger, elle est un sujet d’attention pour l’administration américaine et un facteur semblant pouvoir limiter les velléités d’accroissement des tensions commerciales.