Les parents ont naturellement tendance à aider leurs enfants. Mais pas question pour autant de se démunir ni de se mettre l’administration fiscale à dos. Les règles à connaître.

  • 4 pistes pour donner un coup de pouce financier à vos enfants.
  • Aider financièrement vos enfants, mode d’emploi.
  • Soutien financier : ce que vous avez le droit de donner à vos enfants.

1 - Les dons familiaux pour des sommes d’argent

Si vous avez moins de 80 ans et votre enfant plus de 18 ans, le don d’argent familial vous offre la solution optimale. Vous bénéficiez d’une exonération totale de droits de donation à hauteur de 31 865 euros tous les quinze ans. Soit, pour un couple, la possibilité de donner, sans droits de donation – en espèces, par chèque, mandat ou virement – jusqu’à 63 730 euros à chacun de ses enfants.

Exemple :  un enfant peut recevoir en exonération de droits 63 730 € (31 865 x 2) de ses parents et 127 460 € (31 865 x 4) de ses quatre grands-parents tous les 15 ans.

À noter : ce seuil est cumulable avec le plafond d’exonération pour les donations classiques, fixé à 100 000 euros par enfant tous les quinze ans. Attention ! Toute donation doit être mûrement réfléchie, car une fois réalisée, elle est irrévocable.

2 - Le prêt pour récupérer votre mise

Idéal pour apporter une bouffée d’oxygène en cas de difficulté ponctuelle sans s’appauvrir. Dès 1 500 euros, la rédaction d’une reconnaissance de dette est obligatoire. Il est également conseillé de l’enregistrer auprès des impôts (coût de 125 euros), de préciser le taux d’intérêt éventuel et de joindre un tableau d’amortissement.

Enfin, si les sommes sont importantes, préférez un acte notarié afin d’éviter la requalification du prêt en don par l’administration fiscale !

3 - L’hébergement et/ou la pension alimentaire

Non seulement vous pouvez aider un enfant dans le besoin, mais il s’agit d’une obligation légale (articles 203 et suivants du code civil). Résultat, si la situation le nécessite et que vous deviez héberger et/ou soutenir financièrement votre fille ou votre fil à l’âge adulte, sachez que vous bénéficierez en contrepartie d’avantages fiscaux.

Vous pouvez déduire de vos revenus imposables de 2018 un montant forfaitaire annuel de 3 500 euros* si vous l’hébergez et jusqu’à 5 888 euros* maximum sur justificatifs s’il vit hors de chez vous. Ce dernier seuil passe à 11 776 euros* si votre enfant est célibataire chargé de famille, marié ou pacsé, qu’il vit dans un autre logement et que vous seul subvenez à ses besoins.

4 - La donation d’usufruit

Si vous comptez parmi les plus fortunés assujettis à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), il existe une astuce pour aider un de vos enfants et alléger votre fiscalité. Comment ? En lui accordant une donation d’usufruit temporaire sur un logement que vous possédez. Il pourra l’occuper gratuitement ou percevoir des revenus s’il le loue, et le bien sortira de votre assiette taxable sur la période déterminée (un an, trois ans, cinq ans…). En revanche, il devra être déclaré par votre enfant.

(*) Données 2019 applicables aux revenus de 2018.